Gard : 38 € d’amende pour avoir trinqué sur la tombe de son mari


Une habitante de Sauveterre (Gard) a reçu une amende de 38 euros pour avoir bu une coupe de champagne sur la tombe de son époux, au cimetière des Angles.

C’est sur son lit de mort, que Jean-Luc Couston, 61 ans, se sachant condamné, demande en septembre 2011, comme un dernier clin d’œil à leur heureuse et joyeuse vie de couple, à son épouse Josiane de venir boire un verre sur sa tombe à l’occasion de son anniversaire une fois qu’il ne sera plus. "Ça ne m’étonne pas du personnage", sourit avec nostalgie Jacques Demanse, maire de Sauveterre où le couple résidait. "C’était un très bon vivant avec le cœur sur la main. Il était kiné et amoureux du social. Ce n’était pas le professionnel qui se déplaçait chez ses patients, mais un ami".

Une flûte de champagne à la mémoire du regretté défunt

 est donc désireuse de faire honneur à son mari et de tenir sa promesse que Josiane Couston se rend au cimetière des Angles où a été inhumé Jean-Luc, entourée de quatre amies, l’un de ses enfants et son petit-fils, afin de boire une flûte de champagne à la mémoire du regretté défunt. Et c’est autour de la tombe avec quelques biscuits apéritifs et de quelques bulles, que le groupe évoque des souvenirs communs.

Trouble à la quiétude des lieux

Quand à leur grand étonnement, trois policiers municipaux viennent interrompre leur commémoration festive, arguant que le petit groupe occasionne un trouble à la quiétude des lieux. Expliquant encore, que plusieurs personnes se sont plaintes d’avoir été gênées dans leur recueillement. Et c’est une fois entendue à la brigade de gendarmerie de Roquemaure que Josiane découvre l’interdiction de boire de l’alcool dans un cimetière.

Une amende de 38 euros

Si elle promet de s’abstenir à l’avenir, elle conteste néanmoins les accusations de tapage. Pourtant, la procédure a bel et bien suivi son cours, et la veuve a écopé d’une amende de composition pénale d’un montant de 38 € pour violation d’une interdiction, ou manquement à une obligation édictée par décret, ou arrêté de police pour assurer la tranquillité, la sécurité ou la salubrité publique.

Le tribunal de police d'Uzès doit statuer

Une décision contre laquelle Josiane a choisi de faire opposition. Expliquant qu’au-delà de l’amende c’est surtout une question de principe. Ce 17 juillet 2013 finalement, elle n’a fait que tenir la promesse faite à son époux, sans penser à mal. Le tribunal de police d’Uzès doit statuer dans les jours à venir.

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Source(s) : midi libre 

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