Cambridge Analytica : en caméra cachée, un dirigeant de la firme explique comment faire chanter les hommes politiques


L’ britannique, spécialisée dans la communication stratégique, a “nié fermement” lundi les accusations selon lesquelles elle aurait récupéré sans leur consentement les données de millions d’utilisateurs de pour influencer le vote d’électeurs en faveur de .

L’ britannique Cambridge Analytica dans la tourmente. Spécialisée dans la communication stratégique, elle est accusée d’avoir récupéré sans leur consentement les données de 50 millions d’utilisateurs de pour élaborer un permettant de prédire et d’influencer le vote d’électeurs en faveur de Donald Trump. Alors qu’elle nie “fermement” cette accusation, une publiée lundi 19 mars par la chaîne britannique Channel 4 (en anglais) enfonce le clou.

Sur ces images, tournées en caméra cachée, on voit un dirigeant de l’, Alexander Nix, expliquer comment la firme procède pour faire chanter des hommes politiques et propager des informations compromettantes.

“Envoyer des filles chez le candidat”

En se faisant passer pour l’employé d’un riche client souhaitant la victoire de certains candidats lors d’élections au Sri Lanka, un journaliste de Channel 4 a pu enregistrer les déclarations du dirigeant de Cambridge Analytica, au cours de rendez-vous survenus entre novembre 2017 et janvier 2018. Alors qu’il interroge son interlocuteur sur la possibilité de fouiller dans le passé de politiciens pour trouver des éléments compromettants, Alexander Nix lui assure que la société peut “envoyer des filles chez le candidat”, citant des travailleuses du sexe ukrainiennes. 

“Nous proposerons d’importantes sommes d’argent au candidat, pour financer sa campagne, en échange de terrains par exemple, et nous enregistrerons toute la conversation. On masquera ensuite le visage de notre employé et on postera la  sur , explique-t-il encore. Fausses identités, faux sites … Il détaille le mode opératoire de la firme. 

Dans cette , un autre cadre de Cambridge Analytica explique comment faire apparaître en toute discrétion ces contenus compromettants sur et les réseaux sociaux. “On les met dans le flux et on les regarde prendre de l’ampleur. Avec un peu d’aide de temps en temps”, explique-t-il. Des pratiques interdites par la loi britannique et par la loi américaine, souligne Channel 4. 

 

Source : francetvinfo

D'autres articles Meta TV

Laissez un commentaire