Washington “affaiblit les banques européennes” 1


Les responsables du patronat allemand et français se sont unis pour accuser les États-Unis de ne pas faire jeu égal avec l' et d'affaiblir le système bancaire européen, dans des déclarations conjointes publiées vendredi dans la presse allemande.

"Il serait inadmissible que les États-Unis affaiblissent le système financier européen pour ensuite acheter des européennes", tempête Ulrich Grillo, le patron de la puissante fédération allemande de l'industrie (BDI), dans une interview au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) et au journal français Les Échos. 

Plaidant pour une régulation claire, sans être excessive, des , M. Grillo ajoute dans les colonnes de la FAZ que "si en outre ce pays affaiblit les européennes avec des amendes, cela devient critique". 

9 milliards d'amende

Les États-Unis ont infligé à la banque française une amende de presque 9 milliards de dollars pour violation d'embargos sur des pays soumis aux sanctions économiques américaines. Les allemandes Commerzbank et Deutsche Bank sont également visées par des enquêtes des autorités américaines, qui pourraient aussi leur valoir une amende. 

"Éviter d'affaiblir le système bancaire européen"

"D'un point de vue philosophique, et de l'organisation du dollar et de l'euro, je crois qu'il y a de vraies questions qu'il faut évoquer rapidement pour éviter d'affaiblir tout un système bancaire européen", a de son côté déclaré Pierre Gattaz, le président du Medef. Mais les reproches des patrons des patrons allemand et français à l'égard des États-Unis ne se limitent pas au seul système bancaire, même s'ils continuent de soutenir une avancée des négociations en cours sur un traité de libre-échange américano-européen.

Système fiscal américain

Ulrich Grillo et Pierre Gattaz s'en prennent également au système fiscal américain, permettant aux entreprises américaines de placer de l'argent à l'étranger sans le fiscaliser, un système qui a notamment aidé General Electric à accumuler d'importantes réserves financières, l'aidant dans son achat de l'activité énergie d'Alstom, aux dépens de l'allemand Siemens. 

"Distorsion de concurrence"

Selon Ulrich Grillo, ce système permet aux groupes américains de mettre 30% à 40% de plus sur la table. "Pour moi, c'est une distorsion de concurrence très nette, qui nous rend la vie difficile", a déclaré le président du BDI, espérant que le G20 se penchera sur le dossier de l'harmonisation fiscale.

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Source(s) : 7sur7 / AFP, le 11.07.2014

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