Une cave à vin âgée de 3700 ans découverte en Israël


Des archéologues américains et israéliens ont découvert en Israël une cave à vin vieille de 3700 ans. Selon les auteurs de la découverte, il s’agirait de la plus grandeet la plus ancienne cave à vin jamais mise au jour au Proche-Orient.

Une équipe d’archéologues américains et israéliens vient de mettre au jour une cave à vin vieille de 3700 ans. Selon les auteurs de la découverte, il s’agirait de la plus grande et la plus ancienne cave à vin jamais identifiée au Proche-Orient.

La découverte, révélée le 22 novembre 2013 à l’occasion de la conférence annuelle de l’ONG “The American Schools of Oriental Research” (ASOR) qui se tenait cette année à Baltimore (États-Unis), a été effectuée sur le site de Tel Kabri (Israël), où se trouvent les ruines d’une ville  cananéenne vieille de 3700 ans. Rappelons que durant l’Age du Bronze (approximativement -3000 à -1000 av JC au Proche-Orient), les cananéens étaient les habitants du pays de Canaan, une région qui correspond aujourd’hui à Israël, la , ainsi qu’une partie de la Jordanie, du et de la . Selon certains historiens, il semble que ce peuple sémitique était très proche des Phéniciens d’un point de vue ethnique.

En menant des fouilles sur ce site archéologique, l’archéologue Eric H. Cline (Université George Washington, États-Unis) et ses collègues ont découvert pas moins de 40 gigantesques jarres à vin de quelques 2000 litres chacune. Soit, en volume, l’équivalent de 3000 de nos bouteilles de vin actuelles.

Selon les auteurs de la découverte, la cave à vin ainsi mise au jour était située à côté d’un lieu où des banquets étaient vraisemblablement organisés par l’élite cananéenne de cette ville de l’Age de Bronze.

Si le vin n’était bien évidemment plus présent dans les jarres, l’analyse des résidus organiques prélevés à l’intérieur de ces récipients a en revanche révélé de nombreuses informations sur la composition des vins qui y étaient stockés. En effet,  les auteurs de la découverte y ont non seulement retrouvé des traces d’acide syringique et d’acide tartrique (deux composés que l’on retrouve habituellement dans le vin), mais également des résidus de menthe, de miel, d’écorce de cannelle et de baies de genièvre.

Plus encore, en menant ces analyses sur plusieurs jarres différentes, les archéologues américains et israéliens ont pu mettre en évidence que les quantités de ces différents ingrédients étaient quasiment identiques d’une jarre à l’autre. Ce qui suggère que les vins qui y étaient stockés étaient fabriqués selon une recette précise, méticuleusement suivie.

Signalons que l’un des plus vieux indices archéologiques attestant de la production de vin est une jarre du Néolithique vieille de 7500 ans, retrouvée en sur le site de Hajji Firuz Tepe (lire « Un nectar de 7500 ans d’âge »).

Cette découverte a été présentée le 22 novembre 2013 à Baltimore, lors de la conférence 2013 de l’ONG “The American Schools of Oriental Research” (ASOR), une organisation fondée en 1900 par 21 grandes universités américaines afin d’encourager le développement des travaux de recherche relatifs à l’histoire du Proche-Orient.

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Source(s): Antonello Ferri / YouTube / Journal de Lascience / Par  Nicolas Revoy, 25.11.2013 / Relayé par Meta TV )

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