Un ver marin comme substitut du sang


CHRONIQUE – Pour faire face au manque de sang humain, une PME bretonne compte produire de l'hémoglobine avec des vers marins.

Sous les petits tortillons de sable que l'on trouve que la plage, il y a en général un ver marin. Ce ver contient de l'hémoglobine en grande quantité, qui n'est pas typé – donc compatible avec tous les groupes sanguins humain. 

Hemarina, une PME bretonne créée par un ancien chercheur du , a mis au point un système pour récupérer l'hémoglobine, qui est rouge aussi. Pour en avoir en quantité suffisante, elle compte élever dans une immense piscine, sur du sable, 30 tonnes de ces vers dans une ferme marine près de Noirmoutier.

Dans un premier temps, cette molécule pourrait servir à mieux conserver les greffons lors de don d'organe. Il faut aller très vite : le greffon s'asphyxie en quelques heure. Les conserver dans l'hémoglobine de ver permettra de les oxygéner plus longtemps.

Hemarina veut lancer les premiers essais cliniques avant la fin de l'année. Elle travaille aussi avec l'armée américaine pour faire de la transfusion en cas de chirurgie d'urgence. Des essais ont déjà eu lieu sur  des rats et des porcs. Il a été possible de remplacer complètement leur sang par celui des vers. C'est compatible.

La PME a déjà déposé 28 brevets. Elle n'attend plus que le feu vert du ministère de l'Industrie pour commencer son élevage de vers. Il était un peu réticent jusqu'à présent. Il s'inquiétait : 30 tonnes de vers au même endroit, qu'est-ce que cela va donner ? 

Ces vers sont propres. D'ailleurs sur les plages, où on les trouve, plus il y en a, plus la plage est saine. L'enjeu de ce projet est important. Dans le monde, il manque chaque année 100 millions de litres de sang pour la transfusion sanguine.

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Source(s) : RTL / Par Virginie Garin, le 07.04.2014 / Relayé par Meta TV

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