Un Islandais sur dix réclame un référendum sur l’UE


Le gouvernement envisage de retirer la candidature de l’ à l’UE par vote au Parlement. En réaction, des dizaines de milliers d’Islandais ont signé une pétition exigeant un référendum.
 
L’organisation d’un référendum en sur la poursuite des négociations d’adhésion à l’ est un scénario de plus en plus probable. Alors que le gouvernement souhaitait enterrer la question via un vote au Parlement, ils sont plus de 35.000 Islandais ce jeudi matin à avoir signé une pétition en faveur d’une consultation populaire, soit plus d’un Islandais sur dix (environ un électeur sur huit).

La pétition circule toujours sur internet et peut-être signée en donnant son numéro de Sécurité sociale – ce qui garantit la fiabilité du décompte.

Bras de fer pour un vrai débat

A l’évidence, les gens se soucient de cette question. Nous étions optimistes, mais la réponse a été meilleure que ce que j’osais espérer”, se réjouit Jon Steindor Valdimarsson, le leader de Já Ísland (Yes, Iceland), un groupe d’organisations pro- à l’origine de la pétition.

Le groupe compte remettre par la suite le texte au Parlement, dans l’espoir que soit organisé un référendum.

Le gouvernement, où cohabitent deux partis eurosceptiques, avait annoncé vendredi qu’il défendrait un projet de loi, afin de se donner le pouvoir de “retirer la candidature à une adhésion à l’UE” déposée par le pays en 2010. Le projet, qui prévoit que la candidature ne pourrait être relancée que grâce à un référendum, n’a pas encore été mis à l’ordre du jour. L’opposition, qui refuse que la candidature soit aussi rapidement enterrée, exige un débat plus consistant. 

Le gouvernement a dissout le comité de négociation

Mardi soir, les débats étaient vifs au Parlement. La présidente du groupe parlementaire du Parti de l’indépendance (droite), Ragnheidur Rikhardsdottir, a affirmé que, contrairement au gouvernement, elle était d’accord pour que les négociations soient menées à leur terme puis que les électeurs islandais décident. De son côté, le Mouvement gauche-vert (opposition) a présenté une proposition de loi pour déclarer les négociations suspendues, et non arrêtées.

Mais le gouvernement actuel, qui  a dissous le comité de négociation, n’a aucune intention de relancer les négociations avec Bruxelles. Et si un référendum avait effectivement lieu, le “non” à l’UE l’emporterait largement, l’opinion publique refusant de se soumettre à la commune européenne pour la pêche.

Une position “préjudiciable aux intérêts politiques et économiques du peuple islandais”, juge le leader de Já Ísland. Les partisans d’une adhésion considèrent que leur pays aurait beaucoup à gagner d’une adoption à terme de l’euro, qui stabiliserait leur économie.

Une nouvelle était prévue à Reykjavik mercredi, après celle qui a rassemblé 3.500 personnes lundi devant le Parlement – la plus importante depuis celles qu’a entraînées la crise financière de 2008-2009.


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Source: La Tribune

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