“Si d’ici six mois, la situation ne s’est pas inversée, ce sera foutu” assène Valls


A la veille de son second vote de confiance devant les députés, se montre beaucoup plus pessimiste en privé qu'en public. Le Premier ministre aurait tenu devant des proches des propos assez "alarmistes"…

"Ce sera foutu" pour le gouvernement si la situation de la ne s'inverse pas "d'ici trois à six mois", avertit le Premier ministre , cité dans Le Monde publié lundi (article payant).

"Si d'ici trois à six mois, la situation ne s'est pas inversée, ce sera foutu", s'inquiète le chef du gouvernement, qui affronte un vote de confiance délicat à l'Assemblée nationale mardi.

"Je ne resterai pas pour rester, mais pour agir"

M. Valls, dont la popularité a nettement chuté ces dernières semaines du fait de mauvais indicateurs économiques et de la désastreuse rentrée qu'a dû affronter le gouvernement, s'était publiquement refusé jusqu'à présent à donner un calendrier sur les résultats de la de l'exécutif.

Quant à son avenir à Matignon, "je ne resterai pas pour rester, mais pour agir", assure le Premier ministre au quotidien, alors que Le Monde évoque déjà les scénarios d'un troisième Premier ministre avant la fin du quinquennat.

En quête d'une légitimité nouvelle après la grave crise gouvernementale de la rentrée, Manuel Valls sollicite mardi pour la deuxième fois en cinq mois un vote de confiance des députés, deux jours avant une très attendue conférence de presse de François Hollande.

"Je fais le pari de l'intelligence collective"

Si Matignon reconnaît un vote "difficile", le Premier ministre devrait bien bénéficier mardi soir d'une majorité pour gouverner. Mais n'exclut pas de recourir si nécessaire au "49.3", qui permet au gouvernement de faire passer un texte sans amendement, à la seule condition d'avoir engagé sa responsabilité et de ne pas être battu par une motion de censure.

"Pour l'instant, je fais le pari de l'intelligence collective, je ne pars pas avec en tête l'idée du 49.3, mais l'outil existe", explique M. Valls au Monde. Depuis 2008, cette arme parlementaire est toutefois limitée aux textes budgétaires (État et Sécurité Sociale) ainsi qu'un autre texte par session.

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Source(s) : Midi Libre / AFP, le 15.09.2014

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