Des ruches renversées et brûlées, une catastrophe pour Fabien Lokaj


Des ruches renversées, d’autres brûlées, sur un terrain du Petit-Saint-Vaast  : Fabien Lokaj, apiculteur de Saint-Josse, a été victime de cet acte de malveillance dimanche. Si le préjudice matériel est important, le préjudice moral l’est encore plus.

Un an de travail réduit à néant : c’est ce constat amer que formule Fabien Lokaj devant ses ruches dévastées. Sur un terrain jouxtant la D143, à l’entrée du Petit-Saint-Vaast en direction d’Airon, un amas de bois noirci témoigne du sinistre survenu dimanche en milieu d’après-midi. Quatorze ruches ont été réduites en cendres par un incendie volontaire, cinquante-cinq autres ont été renversées. «  Il n’y en avait plus que cinq debout  », témoigne Fabien.

« Une banque à abeilles »

Pour cet apiculteur de 23 ans basé à Saint-Josse, et qui s’est lancé dans le métier voici à peine plus d’un an, c’est un vrai coup dur. «  Ces ruches, c’est notre banque à abeilles. On y avait nos plus belles reines. Elles comptaient des essaims que j’ai élevés moi-même, et qui hivernent ici. Les abeilles devaient faire leur première production de miel au printemps  », détaille Fabien. Le jeune homme explique que, outre les ruches brûlées, le dégât affecte aussi les ruches renversées, car leurs cadres se sont collés entre eux  : beaucoup d’abeilles sont ainsi mortes, ou ont été considérablement fragilisées.

Gros coup au moral

Au final, l’apiculteur évalue la perte financière à environ 10 000 euros. Une perte sèche intervenant alors que le jeune homme a des emprunts à rembourser. Mais moralement, c’est encore plus dur pour Fabien  : élever des essaims producteurs de miel exige un travail considérable en amont. Surtout, Fabien s’insurge contre un acte odieux :«  Ça aurait presque pu être des chats ou des chiens à la place des abeilles  ».

L’acte malveillant ne fait aucun doute. Mais à qui profite ces faits ? À la fin de l’été dernier, des riverains s’étaient plaints au maire d’Airon des déjections que produisaient les insectes sur leurs voitures. Pour régler le problème, Fabien devait déménager ses ruches en mars. De fait, il ne s’explique pas qui a pu accomplir ce geste. Il portera bien sûr plainte, mais envisage de cesser son activité d’apiculteur.

 

Source : La Voix du Nord

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