L’armée américaine crée un jeu de simulation pour préparer les profs aux fusillades


Grâce à la réalité virtuelle, les enseignants sont censés apprendre à protéger leurs élèves en cas de fusillade.

L’armée américaine et le Département de la sécurité intérieure ont développé une simulation informatique pour entraîner les enseignants à bien réagir en cas de fusillade. Les utilisateurs peuvent choisir de «jouer» en tant qu’enseignant, élève, membre des forces de l’ordre ou tireur. Afin de recréer une atmosphère de panique réaliste, les créateurs du ont étudié les enregistrements audio des fusillades de Virginia Tech et Sandy Hook. Le sera disponible gratuitement dans les écoles à partir du printemps prochain.

De nombreux établissements scolaires américains organisent déjà des exercices d’évacuation en cas de fusillade, mais la simulation est censée apporter un degré de préparation supplémentaire:

«Plus vous avez d’expérience, plus vos chances de survie sont grandes, a expliqué une des ingénieures du projet à GizmodoCela vous permet de vous entraîner et d’avoir plusieurs expériences afin de voir ce qui marche et ce qui ne marche pas.»

Par exemple, dans la simulation, l’enseignant doit diriger des élèves paniqués et choisir entre plusieurs ordres à donner: «Sortez par la fenêtre», «Trouvez un endroit où vous cacher» ou «Suivez moi!»

Un des buts de la simulation, qui a coûté 5,6 millions de dollars, est de pouvoir être répétée gratuitement (contrairement aux exercices d’évacuation) afin que le personnel scolaire soit exposé à plusieurs scénarios possibles. Le jeu recrée un établissement scolaire avec vingt salles de classe, une bibliothèque, une cafétéria et un gymnase. 

Depuis le début de l’année scolaire 2017-2018, près de 50 fusillades ont déjà éclaté dans des établissements scolaires aux .

Si le gouvernement réfléchit au moyen d’entraîner la population à «gérer» ces fusillades, peu d’efforts sont faits pour tenter de limiter l’accès aux armes. La ligne du gouvernement et de la majorité républicaine est en effet que ce sont les «gens mauvais», pas les armes qui posent problème, et qu’au contraire, les fusillades pourraient être contenues si plus de «gens biens» étaient armés.

 

Sources : New York Times / Slate

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