Réunion de la Commission Trilatérale à Paris du 14 au 16 juin 2019

Ce vendredi 14 juin se réunit, à Paris, l’assemblée générale des membres de la commission Trilatérale

La Commission trilatérale (parfois abrégée en Trilatérale) est une organisation privée créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe et du Council on Foreign Relations, parmi lesquels David , et . Regroupant 300 à 400 personnalités parmi les plus remarquées et influentes – hommes d’affaires, hommes politiques, décideurs, « intellectuels » – de l’ occidentale, de l’Amérique du Nord et de l’ du Pacifique (États dont la plupart sont également membres de l’OCDE), son but est de promouvoir et construire une coopération et économique entre ces trois zones clés du monde, pôles de la Triade. À l’instar du groupe , il s’agit d’un groupe partisan du .

L’idée de la création de cette organisation fut initialement émise en juin 1972 par David , lequel fut rapidement rejoint par . La Commission trilatérale fut officiellement créée à Tokyo le 1er juillet 1973. À cette époque, le leadership mondial des États-Unis commençait à être fragilisé dans le secteur industriel et commercial par les performances de l’Allemagne et du Japon, l’idée était de substituer à la direction américaine un partenariat trilatéral.

Le siège parisien de la commission :
The European Group
95, rue d’Amsterdam, 75008 Paris, France
+33 1 45 61 42 80 | +33 1 45 61 42 87 (telefax)

La Trilatérale publie des études (la revue The Triangle Papers) réalisées par des Task Forces (groupe de travail réunissant des personnalités de premier plan, généralement d’au moins trois zones régionales) et qui, une fois transmises à leurs membres et aux gouvernants, ont des répercussions internationales majeures en étrangère, qu’il s’agisse d’économie ou de géopolitique (communication, énergie, démographie, grands équilibres, etc.). Entre un rapport préliminaire (Draft Report, généralement non disponible auprès du public) et le rapport définitif publié dans la revue Triangle Papers, le rapport est discuté en réunion internationale annuelle. Le rapport peut alors être remanié avant publication.

Une revue est aussi publiée à l’issue de la réunion annuelle, il s’agit de la revue Trialogue. Les rapports sont disponibles sur le site officiel de la Commission Trilatérale (voir dans les liens externes, ou auprès des différents sites régionaux, à Paris par exemple).

Les sujets d’étude sont choisis par les présidents, les vice-présidents et les directeurs, sur les conseils du Comité Exécutif et d’autres. Les auteurs sont ensuite invités, parfois à l’initiative des membres de la Commission.

Les auteurs ne sont pas « hébergés » dans les bureaux de la Commission lors de la préparation de leur rapport. Ils restent dans leurs statuts professionnels existants et la Commission leur permet de rencontrer chaque autre rapporteur plusieurs fois au cours de l’élaboration de l’étude. Les rapports sont pour la Commission trilatérale, et non de la Commission.

Afin d’aider à préserver le caractère non officiel de la Commission, les membres qui prennent position dans leur administration nationale abandonnent de facto leur appartenance à la Commission Trilatérale. Les membres sont choisis sur une base nationale. La procédure utilisée pour la rotation et l’invitation des nouveaux membres varie en fonction du groupe national.

Trois présidents (un dans chacune des trois régions du monde), des présidents députés et des directeurs constituent la direction de la Commission Trilatérale, en collaboration avec un Comité exécutif incluant 45 autres membres. Mario Monti, qui était titulaire du siège de président pour l’, a renoncé à ses fonctions au moment de sa nomination comme président du Conseil italien, le 16 novembre 2011.

Les trois présidents actuels sont :

Liste des membres en 2013[archive] et 2014 [archive]

[Gilets Jaunes Constituants] Commission Trilatérale Paris, faux documents, manif Samedi

La John Birch Society soutient que la Trilatérale se consacre à la formation d’un gouvernement mondial. En effet, cette commission prône une gouvernance mondiale réformée en tant que réponse à la crise.

En 1980, l’un de ses représentants et membre du Congrès des États-Unis, Larry McDonald, voulut lancer une enquête parlementaire sur la Trilatérale ainsi que sur le Council on Foreign Relations via la résolution 773.

Source : Trilateral.org / Wikipedia

En 1975, l’intellectuel conservateur Samuel Huntington (théoricien du «choc des civilisations») rédige un rapport sur la démocratie pour la Commission trilatérale, et il leur dit : «Le souci, aujourd’hui, c’est que les peuples prennent la démocratie au sérieux. Avec tout ça, les gouvernants ne peuvent plus gouverner, les dirigeants ne peuvent plus diriger.» Et il conclut, c’est écrit tel quel dans le rapport: «Il nous faut instaurer de l’apathie politique.» (source : Libération)

Le congressman Larry McDonald s’exprime sur le Nouvel Ordre Mondial en 1983

Meta : A part les considérations politiciennes droite/gauche sans grand interêt, Larry McDonald semble assez bien informé, il cite plusieurs fois et parle du livre de Edward Mandell House mais pas de Antony Cyril Sutton.

Extrait de l’émission “CROSSFIRE” mai.1983 avec Pat Buchanan et Thomas Braden où le congressman Larry McDonald s’exprime sur le nouvel ordre mondial qui se met déjà en place .
Qui est t’il ? Lawrence Patton Mc Donald né le 1/04/1935 décédé le 1/09/1983.il fut un député américain à la chambre des représentants des état-unis représentant le 7eme district de Géorgie du parti démocrate, de tendance conservatrice, il était passager du vol 007 Korean Airlines abattu par l’U.R.S.S en 1983. Il était le cousin du général George S.Patton , au moment de sa mort il présidait la John Birch Society, succédant à Robert W. Welch Jr.
il était connu pour son anticommunisme viscéral. Des sources affirment qu’il pourrait y avoir un lien entre ses opinions et la prise pour cible de l’avion.
Il pensait que des cercles puissants au sein même des états-unis voulaient créer un gouvernement mondial de tendance socialiste. Il a souligné les liens étroits unissant le CFR, L’ONU, la CIA et l’URSS

De « la Trilatérale » à « La Verticale » ? Pour un nouveau paradigme d’analyse et d’action entre l’Europe et l’Afrique du XXIe siècle

13 juin 2019

Jean-Louis GUIGOU, Président de l’IPEMED (Paris), Institut de prospective économique du monde méditerranéen. © AM/AP.P

Ce vendredi 14 juin se réunit, à Paris, l’assemblée générale des membres de la commission Trilatérale – parfois abrégée en Trilatérale. Calée depuis son origine sur la défense et illustration du libéralisme “nordiste”, la Trilatérale ne prend guère en considération les nouvelles valeurs d’écosystèmes plus solidaires et inclusifs, dont l’attente émerge partout dans le monde, et en particulier entre l’Europe et l’Afrique, via la Méditerranée (AME). Une nouvelle vision, à la fois géoéconomique et humaniste, que la fondation “La Verticale” veut s’employer à promouvoir. Plaidoyer.

Une tribune libre de Jean-Louis GUIGOU,
Président de l’IPEMED (Paris)

Institut de prospective économique du monde méditerranéen

Créée en 1973, la Trilatérale estune organisation privée et influente, regroupant depuis 300 à 400 personnalités de premier plan, – hommes et femmes, politiques, chefs d’entreprise, intellectuels – issues de trois continents : Amérique du Nord, Europe et Asie. Elle a vocation à construire une coopération politique et économique entre ces trois grands ensembles du Nord, et à porter la doctrine de la mondialisation et du libéralisme.

Face à cela, le moment est venu, pour un groupe de femmes et d’hommes, politiques, intellectuels et entrepreneurs d’Afrique, des pays méditerranéens et d’Europe, de créer une organisation privée/publique de concertation et d’influence Nord-sud. Tel est le projet de La fondation Verticale Afrique-Méditerranée-Europe (AME).

Plusieurs arguments illustrent la pertinence de ce projet. Le contexte des années 1970 et celui de 2016 sont radicalement différents. Quand, en 1973, David Rockefeller, crée la Trilatérale, le capitalisme et la mondialisation étaient menacés par le communisme et par les tiers-mondistes. Pire, les démocrates n’apparaissaient plus en mesure de maîtriser les mouvements de contestation contre l’économie libérale de marché (mai 1968). Pour faire face à ces attaques, David Rockefeller, prônait alors le regroupement et la concertation des élites politiques et économiques, afin de parler d’une seule voix et porter leurs intérêts.

L’urgence pour l’Europe de se mettre « cap au Sud »

Mais, depuis la chute du mur de Berlin en novembre 1991, le monde est devenu multipolaire. De grandes régions économiques intercontinentales se sont constituées, associant des pays du Nord développés et vieillissants (États-Unis, Chine et Japon) à « leur » Sud jeune et émergent.
L’Europe a pris du retard vis-à-vis de « son » Sud, prisonnière de sa métamorphose interne perpétuelle. Il lui faut donc maintenant rattraper son retard et mettre le « cap au Sud », avec un autre prisme d’analyse que celui porté par La Trilatérale.

En effet, les objectifs, affichés, en 1973 par la Trilatérale ont été sérieusement ébranlés avec la crise de 2008 et la montée en puissance des pays émergeants. Le triptyque initial de la Trilatérale est bien connu : conforter la foi du plus grand nombre des élites dans les vertus de la mondialisation et du néo-libéralisme ; défendre les intérêts des firmes multinationales ; « éclairer » par ses analyses les décisions des dirigeants politiques.

L’AME : nouveaux paradigmes et nouvelles valeurs

« La Verticale » Afrique-Méditerranée-Europe (AME) privilégie d’autres fondements idéologiques et un autre prisme d’analyse : la coproduction et le partenariat prévalent sur les seuls échanges commerciaux ; l’intérêt général et le long terme prévalent sur une logique de profits immédiats ; l’inclusion et le développement durable sont privilégiés par rapport à une simple exploitation des matières premières et de moindre coût du travail ; la volonté d’équilibrer les rapports économiques et politiques Nord/Sud est affirmée
Les moyens mis au service de la Trilatérale et de La Verticale AME sont et seront très différents.

La Trilatérale est un club fermé, qui regroupe environ 400 membres répartis dans trois ensembles : le groupe européen, le groupe nord-américain et le groupe asiatique dominé par le Japon. Des experts très compétents et idéologiquement engagés sont mobilisés, des notes et des rapports sont débattus, amendés, filtrés pour être enfin publiés dans la revue Trialogue. L’influence de cette revue reflète l’influence des pays riches du Nord. Elle demeure réelle même si en comparaison le forum de Davos, qui défend sensiblement les mêmes idées, est généralement plus ouvert sur le monde et médiatisé.

Une fondation paritaire pour l’intégration
des économies africaine et européenne

« La Verticale » est une fondation internationale de droit belge en cours de constitution, associant à parité les meilleurs économistes et experts d’Afrique, de Méditerranée et d’Europe. L’objectivité et la rigueur scientifique prévaudront sur les idéologies et les postures partisanes. « La Verticale » sera le creuset économique et politique de l’intégration des économies africaine et européenne.

« La Verticale » se fera l’écho de la transformation des mentalités en cours : « les Européens passant de l’esprit de conquête à l’esprit de partage », selon la belle formule de Constant Nemale, et les Africains de la résignation à l’indépendance des mentalités.

Ainsi, ce XXIe siècle encore balbutiant voit-il cohabiter la Trilatérale et Davos défendant la mondialisation, tandis que d’autres organes privés/publics défendent, eux, la Régionalisation, l’intégration Nord/Sud. Tel est l’engagement de la fondation CEPALC pour les Amériques, de l’ERIA pour les pays asiatiques. Et prochainement de la fondation « La Verticale » pour l’espace Afrique-Méditerranée-Europe. (AME).

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– Jean-Louis GUIGOU, Président de l’IPEMED : « La Verticale de l’AME serait une [bonne] réponse européenne aux Routes de la soie ! »

– Jean-Louis GUIGOU et Pr Alioune SALL : « Le partenariat gagnant-gagnant entre l’Europe et l’Afrique n’est pas une option, mais un impératif ! »

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Source : Africapresse.paris

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