Alors que de nombreux intervenants restent positifs sur les actions de la zone euro, compte tenu notamment de leur forte dynamique bénéficiaire, ce n'est pas le cas de Bridgewater, le plus grand hedge fund (fonds spéculatif) de la planète. En seulement quelques mois, ce fonds gérant plus de 150 milliards de dollars d'actifs aurait constitué des paris spéculatifs à la baisse pour un montant total de 22 milliards de dollars, selon des chiffres analysés par Reuters.

Les premières positions baissières ont été prises l'automne dernier. Elles portent notamment sur les italiennes, actuellement grevées par 200 milliards d'euros de créances douteuses (prêts dont le remboursement est particulièrement incertain), soit 12% de l'encours total de leurs prêts. Bridgewater s'est notamment attaqué à Intesa Sanpaolo, un des plus grands établissements de la péninsule. Le hedge a aussi misé sur la baisse des actions Enel, le leader italien des services aux collectivités, et sur le fleuron pétrolier local Eni.