Obama propose un plan d’un milliard de dollars pour renforcer la sécurité en Europe de l’Est


a réaffirmé dès son arrivée mardi 3 juin à Varsovie l'engagement des États-Unis « dans la sécurité de la  et dans celle de nos alliés en  centrale et orientale ». « Pierre angulaire de notre propre sécurité », cet engagement « est sacro-saint », a-t-il déclaré après avoir rencontré des pilotes militaires polonais et américains.

Le président américain a proposé d'affecter jusqu'à un milliard de dollars (735 millions d'euros) pour déployer de nouvelles forces américaines, terrestres, aériennes et navales, en de l'Est. Ce plan, qui doit encore être approuvé par le Congrès, devrait aussi servir à développer les capacités de pays non membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (), tels que l', la Géorgie et la Moldavie, pour leur permettre de coopérer avec les États-Unis et leurs alliés occidentaux et renforcer leur propre défense.

« DE NOUVEAUX DÉFIS SUR LE CONTINENT »

Si l'initiative est approuvée, il s'agira de la mesure la plus concrète d'Obama pour rassurer ses alliés en de l'Est et faire savoir à la  que Washington opposerait une réponse ferme à ses agissements en .

Ce plan vise à intensifier les exercices et l'entraînement de troupes et forces aériennes envoyées par les États-Unis en Europe. Il prévoit l'envoi d'experts américains dans les pays est-européens, pour préparer l'installation d'équipements et améliorer les infrastructures, qui pourraient servir rapidement à l' en cas de besoin. Enfin, la Maison Blanche s'engage à accroître la participation des forces navales américaines au sein de l', déployées notamment dans la mer Noire et dans la Baltique.

Washington pourrait aussi revoir sa présence militaire en Europe, « en fonction de nouveaux défis concernant la sécurité de ce continent ». Cependant, cela ne se fera pas aux dépens du « rééquilibrage » de la puissance américaine dans la région de l'-Pacifique, a souligné la diplomatie américaine.

APPEL À AUGMENTER LES DÉPENSES MILITAIRES EUROPÉENNES

a par ailleurs déploré les coupes dans les dépenses militaires en Europe en raison de la crise économique. Selon lui, les pays européens, à quelques exception près, dont la , n'ont pas fait leur part de travail au sein de l'alliance, ce qui a été révélé à l'aune de l'épreuve de force en « Ils veulent être membres à part entière quand il s'agit de leur défense, ce qui veut dire qu'ils doivent l'être quand il faut y contribuer, c'est inséparable », a-t-il déclaré lors d'un point de presse.

M. Obama s'est exprimé lors d'une conférence de presse avec le président Komorowski, qui a annoncé que, compte tenu du nouvel de sécurité à la suite de l'annexion de la Crimée par la , son gouvernement augmenterait les dépenses de défense à 2 % du PIB contre 1,95 % jusqu'à présent.

TOURNÉE EUROPÉEENNE POUR RASSURER SES ALLIÉS

Le président américain entame en la première étape d'une tournée en Europe destinée à rassurer les alliés des États-Unis face à la crise russo-ukrainienne. Il doit y rencontrer Petro Porochenko, vainqueur de la présidentielle ukrainienne du 25 mai qui prendra ses fonctions samedi, et répondre à ceux qui reprochent à Washington de ne pas avoir fait le nécessaire pour dissuader Moscou d'annexer la Crimée en mars.

M. Obama sera ensuite reçu par le premier ministre polonais, Donald Tusk, puis rencontrera d'autres dirigeants d'Europe centrale et orientale réunis sur place à l'occasion de la « journée de la liberté », qui commémore les premières élections pluralistes, organisée il y a vingt-cinq ans. Après la Pologne, il gagnera pour assister à un sommet du G7, puis se rendra en Normandie pour le 70e anniversaire du Débarquement.

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Source(s) : Le Monde avec AFP, le 03.06.2014

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