La moitié des jeunes adultes contraints de vivre chez leurs parents comme “Tanguy”


Ils sont 4,5 millions et leur nombre augmente sans arrêt : ce sont les moins de 30 ans contraints d’habiter chez leurs parents. Un phénomène nouveau, directement lié au chômage des jeunes…

La scène fait désormais partie des classiques du cinéma, un grand dadais –”Tanguy”-, vêtu d’un pull trop grand, assis entre ses parents, pour une –loooongue- soirée télé… Le film d’Etienne Chatiliez, sorti en 2001, a fait s’esclaffer des millions de Français. La réalité fait moins rire d’autres millions. Dans une étude qui vient de paraître, l’Insee constate que le nombre des jeunes adultes (entre 18 et 30 ans) qui vivent chez leurs parents est en train d’exploser, avec pratiquement un jeune adulte sur deux qui vit encore “à la maison”.

La progression la plus spectaculaire concerne les plus âgés d’entre eux, ceux qui ont entre 25 et 30 ans. En 1973, 13% d’entre eux seulement habitaient encore chez leurs parents. En 2013, dernière date accessible pour les chercheurs de l’Insee, cette proportion atteignait 20%. Avec une seule cause : le chômage, qui touche plus de 17% de cette population. La courbe du chômage suit en effet la même progression que celle du séjour chez leurs parents de ces jeunes adultes… Un séjour très contraint : Erwan Pouliquen, l’auteur de cette étude de l’Insee, note que “le souhait de partir est plus fort pour ceux qui sont revenus habiter chez leur parents” que pour ceux qui n’ont jamais quitté le foyer familial… Ce qui tendrait à prouver que ces “Tanguy” ne sont pas si “Tanguy” que cela…

650.000 de plus par an

Selon les chiffres de la fondation Abbé Pierre, ce sont ainsi plus de 4,5 millions de jeunes adultes qui vivent chez leurs parents. 650.000 de plus chaque année retrouvent leur chambre d’enfant, après avoir occupé un logement indépendant (pendant trois mois au moins). Quant au nombre de ces nouveaux “Tanguy qui cumulent plusieurs contraintes, il a augmenté de 20% entre 2002 et 2013, passant de 282.000 à 338.000. La tendance ne s’est pas inversée depuis…Ces contraintes sont bien connues. C’est principalement le chômage. Mais aussi une rupture sentimentale et une séparation. Et, surtout, l’impossibilité d’accéder au logement à cause du niveau des prix et des loyers.

Chirac et sa vision de l’!

 
 

 

Sources : Challenges / RFILa vraie démocratie

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