Mediapart dénonce des dérapages racistes à la gare de Montpellier


Dans un article publié sur son site ce dimanche, Mediapart liste, documents à l'appui, des dérapages racistes d'agents de la sûreté ferroviaire de Montpellier, et accuse la direction d'avoir laissé faire.

SMS raciste, diffusion de chansons d’un groupe néonazi dans les locaux de la sûreté ferroviaire, passagers d’origine maghrébine maltraités… C'est une triste liste de dérapages d’agents de la sûreté ferroviaire de Montpellier (la police interne, armée, chargée de la protection des voyageurs et du personnel à la gare St-Roch) que dénonce Mediapart, documents à l’appui, dans un article de dimanche (en version abonnée).

Mais selon le média en ligne, la direction de la SNCF, au courant, "a choisi de ne pas sanctionner ces comportements". Dans un premier temps, elle aurait déclenché une réunion après l’alerte d’un agent qui reçoit, en décembre 2012 un SMS à caractère raciste d’un de ses collègues.

Un rapport souligne de nombreux manquements 

Le déontologue de la SNCF, zone Méditerranée, se rend donc à Montpellier en février 2013, pour une rencontre sur le thème de “La discrimination sur le lieu de travail”. Son compte-rendu souligne de nombreux manquements. Pour autant, les agents incriminés n’auraient pas été sanctionnés. Ni la hiérarchie, jugée pourtant trop conciliante.

Pire, relaie encore Mediapart, le lanceur d’alerte et un collègue, discriminé, sont mis au ban de l’équipe. Ce dernier, victime de crises d’angoisse, arrêté pour maladie, fera l’objet d’un avertissement pour absences injustifiées.

Une autre enquête menée par la direction nationale d’éthique de la SNCF aboutirait aux mêmes conclusions que le déontologue. Ses conclusions auraient été remises à Guillaume Pépy, le patron de la SNCF. Mais une fois encore, l’ n’aurait pris aucune sanction.

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Source(s): Midi Libre, le 06.01.2014 / Relayé par Meta TV )

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