Vladimir Putin Visit à Russia Today

Lancement en français de la chaîne Russia Today lundi : Le Monde exige déjà sa fermeture 1


Non, ce n’est apparemment pas une blague, et c’est malheureusement encore via le journal Le Monde du binôme Niel-Pigasse que l’annonce insolite a été faite. Dans le pays de la Liberté, ou ce qu’il en reste, une espèce de collectif alerte le monde entier sur la dangerosité de la chaîne d’information russe en France.

Heureusement, les grands noms habituels de la pétitionnite de gauche caviar ne sont pas là, ils ont senti le coup foireux, mais certains d’entre eux sont peut-être à l’origine d’une petite poussée dans le dos. Car quel journal voudrait d’un quarteron de « spécialistes » en goguette qui se couvrent de ridicule et qui couvrent le titre qui accueille leur annonce de ridicule ?

Il n’y a que Le Monde pour obéir à un oukase oligarchique de ce calibre, à ranger entre une imposture de Cyril Hanouna et un délire guerrier de BHL. Avant de vous livrer le contenu de cette tribune, nous avons vérifié plusieurs fois que nous n’étions pas le 1er avril 2018 et qu’il n’y avait pas une Journée Mondiale de la Connerie Pure en ce jeudi 12 décembre 2017.

Après avoir recoupé puis éliminé ces éventualités, nous pouvons relayer avec un fou rire mal contenu – dans ce cas ce sont les yeux qui pleurent de rire – la micro-tentative de censure d’un collectif de spécialistes russophobes de la . Que Le Monde nous pardonne l’emprunt, mais il s’agit de journalisme :

« Nous nous adressons à vous, Olivier Schrameck, au sujet de l’autorisation qui serait prochainement accordée à la chaîne Russia Today (RT) d’émettre en français sur les réseaux de télévision en France.

Quand on sait les pratiques de cette chaîne, dénoncées publiquement par le président de la République lui-même, et que l’on prend connaissance de la composition actuelle de son conseil d’éthique après le renoncement d’un de ses trois membres (qui constitue en soi une modification de la convention passée avec le CSA), et alors même que le Parlement européen a mis en garde contre la désinformation exercée par l’État russe et a pris des mesures pour la contrer (résolution 2016/2020-INI), une telle autorisation ne pourrait que susciter une profonde incompréhension, sinon l’indignation.

Russia Today est accusée aujourd’hui par des responsables du plus haut niveau aux États-Unis comme en de semer la zizanie et d’affaiblir les démocraties. Au motif qu’elle relaie la du Kremlin, cette chaîne est désormais obligée par les autorités américaines de s’enregistrer comme “agent de l’étranger”.

Guerre hybride

Mme Theresa May, Première ministre britannique, a, le 13 novembre, accusé les russes d’avoir poussé les Britanniques à la désunion à l’occasion d’élections récentes. La ministre espagnole de la Défense, Mme Maria Dolores de Cospedal, a dénoncé trois jours plus tard une ingérence russe dans les affaires internes de l’.

Dans un tel contexte de guerre hybride, l’autorisation donnée à Russia Today de diffuser en France est d’une extrême gravité car elle peut conduire au brouillage des esprits et à la désunion des Français.

En conséquence, nous vous prions, au nom de la préservation de la paix civile, de suspendre l’attribution de la licence de diffusion à Russia Today sur le territoire français. »

Franchement, après correction de nombreuses coquilles et lecture précise de l’appel, on se demande encore s’il ne s’agit pas d’une communication habile de RT ! Une façon de lancer la chaîne en se servant de la bien-pensance du Monde qui saute à pieds joints sur toute ce qui peut salir la de Poutine (et des Russes). Que ce soit une blague ou pas, une publicité subtile ou pas, voici la liste des signataires :

Galia Ackerman, essayiste ; Antoine Arjakovsky, historien ; Wladimir Berelowitsch, professeur ; Pierre Caussat, maître de conférences ; Iryna Dmytrychyn, maître de conférences ; Jean Duchesne, professeur honoraire de chaire supérieure ; Michel Eltchaninoff, journaliste ; Philippe de Lara, philosophe, maître de conférences en sciences politiques, Paris-2 ; Bernard Marchadier, traducteur ; Hélène Sinany, traductrice ; Françoise Thom, maître de conférences.

On a été vérifier si le premier nom de la liste était bien réel et bien dissocié de la structure de la chaîne russe en France. Voici le résultat de Galia Ackerman sur Wikipédia :

D’origine juive russe, Galia Ackerman est docteure en histoire à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et chercheuse associée à l’Université de Caen. Elle vit définitivement en France depuis 1984 et est naturalisée Française.
Elle est journaliste à Radio France internationale de 1988 à 2010, et à la revue Politique internationale depuis 1995. Elle est secrétaire générale du Forum européen pour l’Ukraine.

Galia est à la fois traductrice et auteur, cette pro-Ukraine dans l’UE a notamment travaillé pour La Règle du jeu de BHL, Le Monde de Bergé-Niel-Pigasse et Libération de Drahi. Un Cv tout ce qu’il y a de plus antirusse.

Ça a donc l’air sérieux (à moins que le Wikipédia ait été fabriqué de A à Z pour la circonstance) ! D’autant que le numéro deux des signataires, Antoine Arjakovsky, est lui aussi un fervent partisan de l’Ukraine pro-européenne. Il a signé en 2012 un article dans Le Figaro intitulé Ukraine : il est urgent d’agir ! qui ressemble fortement à une énorme glucksmannerie.

Le numéro 3, Wladimir Berelowitsch, a notamment travaillé dans un colloque de l’EHESS sur les juifs dans la Révolution russe. Nous voilà donc avec un fort tropisme antirusse pour les trois premiers signataires.

Michel Eltchaninoff de son côté a sorti un livre, Dans la tête de Vladimir Poutine, que le site de vente américain Amazon décrit comme suit :

« Et si la philosophie russe nous aidait à comprendre la stratégie de Vladimir Poutine ? Cette idée n’a rien d’absurde, tant les prophètes du conservatisme, de “la voie russe” et de “l’empire eurasiatique” ont le vent en poupe au Kremlin et le soutien de toutes les extrêmes-droites européennes, le FN en tête ! »

Nous tenons désormais une information : la des spécialistes de la russophobie n’est donc pas une blague. Le Monde n’a pas été floué par ce qui aurait pu être une publicité humoristique cachée de la part de Russia Today France. Le journal oligarchique déficitaire a échappé à une admonestation des Décodeurs et autres renifleurs de  !

Les rieurs attendent la réponse de l’athée Schrameck qui va peut-être recevoir un coup de fil de BHL ou du petit Glucksmann… la petite poussée dans le dos ni vu ni connu !

En images le lancement de la chaîne qui concurrencera principalement BFM TV de l’Israélien Patrick Drahi et qui a eu lieu « dans un scepticisme général » selon le site du spécialiste de l’adolescence Jean-Marc Morandini :

 

Considérée par Washington comme un organe de pro-Kremlin, la chaîne russe d’information en continu RT s’est lancée en français hier soir en se donnant quelques mois pour prouver au monde francophone son indépendance. Dès l’annonce de son lancement, la chaîne a éveillé les soupçons. RT et , autre média russe considéré comme proche du Kremlin, ont été accusés par le président Emmanuel Macron de s’être comportés durant la campagne présidentielle française « comme des organes d’influence (…) et de mensongère ». Pour en parler, Cyrille Bret, maître de conférences à Sciences Po Paris, co-auteur du blog EurAsia Prospective.

Source : RFI

La chaîne russe RT se lance en français dans la méfiance générale (sic)

Considérée par Washington comme un organe de pro-Kremlin, la chaîne russe d’info en continu RT s’est lancée en français lundi soir en se donnant quelques mois pour prouver au monde francophone son indépendance.

RT France a émis ses premiers journaux en français, parés de blanc, vert et noir, les couleurs de la chaîne, à partir de 19H00 sur le canal 359 du bouquet Free, sur le câble, le et sur son site .

Quelques heures plus tôt, dans la journée de lundi, les 80 journalistes de la chaîne et du site s’activaient au siège flambant neuf de RT France, installé entre la tour TF1 et les bâtiments de Canal+ à Boulogne-Billancourt.

Financée par la , la chaîne est une déclinaison en français de RT (ex-Russia Today), qui émet déjà en anglais, espagnol et arabe. Lancée avec les moyens d’une petite chaîne d’info (20 millions d’euros et 150 salariés), elle doit permettre au groupe russe de toucher un public encore plus large, soit 275 millions de francophones.

RT est déjà présent en France depuis 2015 avec un site et se montre très actif sur YouTube où ses vidéos, doublées ou sous-titrées, rencontrent un franc succès. Désormais, RT diffusera chaque heure un grand JT d’une demi-heure, suivi de reportages, d’entretiens et d’émissions sur l’actualité, rediffusées en ligne.

Dans son JT de 20H, aux sujets très internationaux, l’ex-journaliste de BFMTV Stéphanie de Muru s’est intéressée lundi soir au veto américain à l’ONU concernant Jérusalem et présenté des rétrospectives des interventions russes en Syrie et de la lutte contre le terrorisme en .

Après un sujet sur les habitants de l’immeuble de Saint-Denis pris d’assaut par le RAID en novembre 2015, le JT se termine par un micro-trottoir d’autopromotion de la chaîne et des extraits d’une interview d’Oliver Stone après son film sur Vladimir Poutine.

‘Prêts à répondre’

Dès l’annonce de son lancement en français, la chaîne a éveillé les soupçons. RT et , autre média russe considéré comme proche du Kremlin, ont été accusés par le président Emmanuel Macron de s’être comportés durant la campagne présidentielle française “comme des organes d’influence (…) et de propagande mensongère”.

“Nous sommes accusés mais il n’y a aucune preuve. Nous sommes prêts à répondre à toutes les accusations”, a affirmé lundi la présidente de la chaîne Xenia Fedorova, 36 ans, qui gérait auparavant l’agence de vidéo du groupe RT, Ruptly. Il n’y aura par ailleurs “pas d’attention particulière à l’actualité russe: nous faisons nos choix en fonction de l’actualité”, a souligné, en anglais, la présidente de la chaîne à l’AFP.

Au Royaume-Uni, le régulateur de l’audiovisuel (Ofcom) a déjà émis 14 mises en demeure contre RT et l’a menacée de sanction, pour des sujets notamment sur la Syrie et l’Ukraine, où l’armée russe est présente.

Aux Etats-Unis, les autorités ont forcé la chaîne à s’enregistrer comme “agent de l’étranger”. La Russie a aussitôt riposté en enregistrant en tant qu'”agents de l’étranger” des radios financées par le Congrès américain.

Si la chaîne est sous le feu des critiques, c’est parce qu’elle “donne de la place à des opinions différentes”, selon Xenia Fedorova.

Sous l’oeil du CSA

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a fait savoir en novembre, par la voix de son président Olivier Schrameck, qu’il observerait “constamment” les programmes de RT et agirait avec “promptitude” en cas d'”anomalies”. RT a signé dès 2015 avec le CSA une convention qui lui impose des engagements renforcés en matière “d’honnêteté et d’indépendance de l’information”. La chaîne dispose également d’un comité d’éthique.

Source : La Dépêche 18 décembre 2017

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