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La Bolivie va poursuivre Obama pour crimes contre l’humanité

Le président bolivien Evo Morales va déposer une plainte contre le gouvernement américain pour crimes contre l’humanité. Il a dénoncé les États-Unis pour ses tactiques d’intimidation et d’alarmistes après que le jet présidentiel vénézuélien fût interdit de pénétrer dans l’espace aérien américain.

Je tiens à annoncer que nous préparons un procès contre afin de le condamner pour crimes contre l’humanité”, a déclaré le président Morales lors d’une conférence de presse dans la ville bolivienne de Santa Cruz. Il a stigmatisé le président américain comme un « criminel » qui viole le droit international.

En solidarité avec le , la va commencer la préparation d’un procès contre le chef d’Etat américain qui se tiendra au tribunal international. En outre, Morales a convoqué une réunion d’urgence de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) pour discuter de ce qui a été condamné par le comme étant “un acte d’intimidation par l’impérialisme nord-américain.”

Le président bolivien a suggéré que les membres de la CELAC retirent leurs ambassadeurs des États-Unis afin d’envoyer un message clair à l’administration Obama. Comme mesure supplémentaire, il fera appel aux pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques à boycotter la prochaine réunion de l’. Les membres de l’Alliance comprennent Antigua-et-Barbuda, Cuba, la Dominique, l’Équateur, le Nicaragua, le Venezuela et Sainte-Lucie.

Les États-Unis ne peuvent plus être autorisé à poursuivre leur politique d’intimidation et de bloquer les vols présidentiels “, a souligné Morales.

Le gouvernement vénézuélien a annoncé jeudi que l’avion du Président avait été refusée d’entrée dans l’espace (US) aérien portoricain.

« Nous avons reçu l’information de responsables américains de notre interdiction de voyager dans l’espace aérien”, a déclaré le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Elias Jaua, parlant aux journalistes lors d’une rencontre officielle avec son homologue sud-africain.

Jaua a dénoncé le mouvement comme étant “encore un autre acte d’agression de la part de l’impérialisme nord-américain contre le gouvernement de la République bolivarienne ».

Le président Maduro devait arriver à Pékin ce week-end pour des entretiens bilatéraux avec le gouvernement chinois. Jaua a insisté pour que le leader vénézuélien se rendre à destination, indépendamment de toute interférence perçue.

Le gouvernement américain n’a pas encore fait de déclaration concernant la fermeture de son espace aérien à l’avion présidentiel vénézuélien. Puerto Rico étant un territoire non incorporé des États-Unis.

Détérioration des relations entre les États-Unis et la

Les relations de Washington avec l’Amérique latine se sont détériorées depuis le début de l’année suite au blocus aérien qui a forcé l’avion du président bolivien Evo Morales à atterrir en Autriche en juillet dernier.

Plusieurs pays de l’UE avaient fermés leur espace aérien à l’avion présidentiel en raison de soupçons que l’ancien employé de la – voulu aux États-Unis sur des accusations d’ – était à bord. La Bolivie a allégué que les États-Unis était derrière le blocus aérien.

En réponse à l’incident, les dirigeants latino-américains réunis dans la condamnation de ce qu’ils ont décrit comme étant « l’intimidation néocoloniale ».

Plus tard dans l’année, les révélations sur le réseau d’ mondial des États-Unis publié par n’ont pas aidé à améliorer les relations. Les fuites ont révélé que la National Security Agency () a surveillé les communications privées des deux présidents du et du .

Le gouvernement brésilien a dénoncé la surveillance de la comme étant “inadmissible et inacceptable”, et constituait une violation de la souveraineté brésilienne. À la suite de l’espionnage US, le président brésilien Dilma Rousseff a reporté une visite d’État à Washington en Octobre.

Source(s): RT Le 21 septembre 2013 / Traduction : mondialisation.ca par Armand Pouliot

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