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Un homme boit une bière à Santa Rosa, en Californie, le 7 février 2014 (image d'illustration) Crédit : AFP / Justin Sullivan

L’alcool en poudre bientôt commercialisé aux États-Unis

Les autorités américaines viennent de donner leur accord à la vente d’alcool en poudre, à mélanger avec de l’eau.

Un homme boit une bière à Santa Rosa, en Californie, le 7 février 2014 (image d'illustration)

Les Américains pourront bientôt préparer une margarita ou une vodka orange avec de l’alcool en poudre. Le procédé a obtenu l’autorisation de mise sur le marché des autorités fédérales. 

La société Lipsmark, qui fabrique ce produit, indique ce mardi 22 avril avoir été surprise par le feu vert du Bureau de taxation et du commerce de l’alcool et du à la commercialisation du Palcohol, de l’alcool lyophilisé auquel il faut ajouter de l’eau.

Ne pas renifler

Cet alcool en poudre sera vendu uniquement aux personnes de plus de 21 ans, l’âge légal de d’alcool aux États-Unis. Par ailleurs, la firme déconseille fortement de renifler cette poudre d’alcool. “Ne faites pas cela, ce serait irresponsable et pas une manière intelligente d’utiliser ce produit”, peut-on lire sur le site.

“Pensez au Palcohol comme à n’importe quel autre alcool mais sous forme de poudre qui sera vendue partout où on peut acheter des boissons alcoolisées”, précise Lipsmark, une société basée dans l’Arizona qui a déposé une demande de brevet.

Le déjà ouvert au marché de l’acool en poudre

L’alcool en poudre est déjà vendue au depuis une dizaine d’années et dans certains pays européens.

Une société américaine, Pat’s Backcountry, vend aussi depuis la fin 2013 de la bière en poudre. Il suffit de mélanger un concentré de houblon avec de l’eau gazéifiée pour obtenir une bonne pinte.

Source : RTL

Alcool en poudre, un “piège à cons” bientôt commercialisé aux Etats-Unis ?

Préparer des cocktails à l’aide d’un peu d’eau et d’un sachet de poudre, c’est ce que propose la société Lipsmark. L’entreprise a reçu lundi le feu vert du Bureau de taxation du commerce de l’alcool et avant que les autorités fédérales reviennent quelques heures plus tard sur cette décision.

L’alcool en poudre est déjà commercialisé dans plusieurs pays européens et au Japon depuis une dizaine d’années. Le concept est simple, il suffit de mélanger un peu de poudre de l’alcool souhaité avec de l’eau pour obtenir un verre d’alcool similaire à ce que l’on trouve dans les bouteilles. Lipsmark souhaiterait ainsi commercialiser quatre saveurs de cocktail en poudre contenant du rhum ou de la vodka. Une autre société américaine, Pat’s Backcountry vend déjà depuis la fin 2013 de la bière en poudre qu’il suffit de mélanger de avec un concentré de houblon et de l’eau gazéifiée.

La poudre mise au point par Lipsmark serait réservée aux personnes ayant l’âge légal pour acheter et consommer des boissons alcoolisées, soit 21 ans aux États-Unis. La société indique que son produit pourra être consommé comme « n’importe quel autre alcool, mais sous forme de poudre qui sera vendue partout où on peut acheter des boissons alcoolisées ». Elle déconseille toutefois de renifler la poudre. « Ne faites pas cela, ce serait irresponsable et pas une manière intelligente d’utiliser ce produit ».

« Un piège à cons »

Educalcool, un organisme qui lutte contre les excès de l’alcool par l’éducation estime qu’il s’agit là d’une « cochonnerie monumentale». «À première vue, c’est un véritable piège à cons. Les produits alcoolisés sont issus d’un procédé de vinification, de fermentation ou de distillation. Ce n’est pas normal d’avoir de l’alcool en poudre. On ne sait pas à quel point ils ont dénaturé le produit pour y arriver», dénonce Hubert Sacy, directeur général d’Educalcool. Spécialiste en pharmacologie, Mohamed Ben Amar s’inquiète aussi d’une possible commercialisation du produit. «On ne peut se réjouir qu’un tel produit soit sur le marché. Ça pousse à la , ça donne un meilleur accès à l’alcool. On évalue déjà que 7 % de gens souffrent d’alcoolisme, ça pourrait augmenter», estime-t-il.

Lipsmark espère encore obtenir les autorisations nécessaires à la vente avant l’automne 2014.

>> En savoir plus : Palcohol

Sources : AFP, Journal de Montréal

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