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Gaza : 7 enfants palestiniens tués par une frappe israélienne sur un camp de réfugiés

Sept enfants palestiniens ont été tués ce lundi par une frappe israélienne sur un camp de réfugiés de la ville de , a-t-on appris de sources hospitalières. Le bombardement israélien a fauché un groupe d'enfants qui jouaient sur une aire de jeux dans le camp de réfugiés de Chatti, au bord de la plage, a déclaré à l'AFP un médecin de l'hôpital Chifa où les corps ont été amenés.

De son côté, l'armée israélienne a accusé des "terroristes" de d'être responsables de la mort des sept enfants. "Il y a peu de temps, l'hôpital Chifa et le camp de réfugiés de Chati ont été touchés par des attaques à la roquettes ratées par des terroristes de Gaza", a affirmé un communiqué militaire.

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Chute d'un missile israélien dans l'enceinte du plus grand hôpital de Gaza, pas de victime

Un missile israélien est tombé ce lundi après-midi dans l'enceinte de l'hôpital Chifa dans la ville de Gaza, le plus grand de l'enclave palestinienne jusqu'à présent épargné, sans faire de victime, selon un journaliste de l'AFP et des sources hospitalières. La frappe aérienne israélienne a visé un bâtiment proche de l'entrée de l'établissement, à l'intérieur de l'enceinte, ont précisé des sources hospitalières tandis que le journaliste présent a vu le mur de l'hôpital endommagé par un tir de drone.

Gaza : le Conseil de sécurité de l' demande un cessez-le-feu humanitaire immédiat

Le Conseil de sécurité de l' a adopté dans la nuit une déclaration unanime appelant à un "cessez-le-feu humanitaire immédiat et sans conditions" à Gaza. Les 15 pays, réunis d'urgence à New York, expriment dans cette déclaration "leur fort soutien (..) à un cessez-le-feu humanitaire immédiat et sans conditions, permettant de fournir une aide indispensable et urgente".

Ils exhortent Israël et le à faire "appliquer pleinement" ce cessez-le-feu pendant toute la durée de la fête musulmane de l'Aïd el-Fitr qui marque la fin du mois de jeûne du Ramadan "et au-delà".

Ils les appellent aussi à "respecter pleinement le droit humanitaire international et notamment celui concernant la protection des civils", ainsi qu'à s'efforcer "de mettre en place un cessez-le-feu durable et pleinement respecté, basé sur l'initiative égyptienne" de médiation.

Ils "soulignent la nécessité de fournir immédiatement une assistance humanitaire à la population palestinienne dans la bande de Gaza", notamment en augmentant les contributions à l'UNRWA (Office de l'ONU pour les réfugiés palestiniens).

Trois jours après le bombardement sanglant d'une école de l'ONU à Gaza, le Conseil "souligne que les installations civiles et humanitaires, dont celles de l'ONU, doivent être respectées et protégées et appelle toutes les parties à agir selon ce principe".

L'armée israélienne a assuré ne pas être responsable des morts de l'école de Beït Hanoun jeudi où, selon les secours palestiniens, une quinzaine de réfugiés ont été tués par un tir israélien.

Enfin la "déclaration présidentielle" du Conseil, lue en séance publique par son président pour le mois de juillet, l'ambassadeur rwandais Eugène-Richard Gasana,"exhorte les parties et la communauté internationale à parvenir à une paix globale"au Proche-Orient fondée sur la solution des deux Etats (Israël et ) coexistant pacifiquement.
La déclaration avait été mise au point et agréée par les 15 pays dimanche soir. La Jordanie, seul membre arabe du Conseil, a alors insisté, selon des diplomates, pour qu'elle soit adoptée solennellement sans attendre.

Le représentant palestinien à l'ONU Ryad Mansour a regretté ensuite devant la presse que le Conseil n'ait pas adopté une résolution, au lieu d'une simple déclaration, et qu'il n'ait pas appelé à la levée du blocus de Gaza par Israël. "On ne peut pas garder 1,8 millions de personnes enfermés dans cette immense prison"qu'est Gaza, a-t-il plaidé. "Nous continuerons, a-t-il ajouté, de frapper à la porte du Conseil" qu'il a accusé de "traîner les pieds".

L'ambassadeur israélien Ron Prosor a déploré pour sa part que la déclaration du Conseil "ne mentionne ni le ni ses roquettes, ni le droit d'Israël de se défendre" et a accusé une nouvelle fois le Hamas de s'abriter derrière la  population de Gaza.
Le représentant adjoint jordanien Mahmoud Hmoud a affirmé que la déclaration était "le premier document" officiel produit par le Conseil sur Gaza depuis une résolution datant de 2009. Il a espéré qu'elle "contribue à mettre fin à l'attaque israélienne et à ramener la paix et la sécurité".

Le président américain était intervenu personnellement dimanche pour demander à son allié israélien d'accepter un cessez-le-feu "immédiat et sans conditions" avec le Hamas dans la bande de Gaza, où les hostilités baissaient en intensité à l'approche de la fin du ramadan lundi.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a de son côté répété "dans les termes les plus fermes" la nécessité d'étendre la trêve observée pendant douze heures samedi.

Depuis le début de la guerre, quelque 1.030 Palestiniens ont été tués, selon les secours palestiniens. Trois morts sur quatre sont des civils, selon l'ONU. L'armée israélienne, qui a lancé le 17 juillet une offensive terrestre, a perdu 43 soldats et trois civils israéliens ont été tués par des roquettes.

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Source(s) : Charente Libre AFP, le 28.07.2014

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