Fukushima : Du thon radioactif pêché au large des États-Unis


Des thons contenant des traces de radioactivité, causée par l'accident nucléaire survenu en 2011 à (), ont été pêchés au large des côtes des États d'Oregon et de Washington, les deux États les plus au nord de la côte ouest des États-Unis.

Selon les scientifiques, cités par le site de The Independant, il n'y a toutefois pas de raison de s'inquiéter : il faudrait en effet manger plus de 700 000 livres (314 500 kg) des plus radioactifs de ces poissons pour atteindre la quantité de radiations à laquelle chaque humain est exposé quotidiennement. Concrètement, le chiffre de leur radioactivité s'élève à peine à 0,1% du seuil maximal fixé par l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA).

Trois fois plus contaminés que les thons pêchés avant la catastrophe

L'étude révélée mardi, réalisée par des chercheurs de l'Université de l'Oregon, assure que cette découverte est importante car elle montre l'étendue des conséquences dans l'océan Pacifique de l'explosion de en mars 2011. Les scientifiques ont mené des tests sur 26 thons albacores pêchés avant la catastrophe et sur ceux attrapés depuis. Ils ont trouvé des niveaux de radiation au pire trois fois supérieurs dans les thons pêchés après par rapports à ceux pêchés avant.

Les chercheurs ont choisi cette race de poissons pour mener leur étude car on sait qu'ils migrent à travers le Pacifique entre le et l'Amérique. Selon Delvan Neville, l'un des scientifiques de l'université d'Oregon, «les niveaux sont bien trop faibles pour que cela représente un problème de sécurité alimentaire, mais nous avons tout de même préféré prévenir le grand public pour qu'il soit au courant. » Le physicien fait cette comparaison : «Manger ce thon avec ces traces de césium pendant un an reviendrait à la même dose de radiation que celle que vous recevez (…) en dormant à côté de votre conjoint pendant 40 nuits, provenant du potassium 40 naturellement présent dans son corps. Ça ne fait vraiment pas beaucoup.»

Les recherches devraient prochainement s'intéresser à des spécimens pêchés au large de la Californie et dans d'autres zones du Pacifique nord.

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Source(s) : Le Parisien, le 01.05.2014

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