France : Le déficit commercial atteint 61,2 milliards d’euros en 2013


Le déficit commercial de la s’est réduit de 6 milliards d’euros l’an dernier pour atteindre 61,2 milliards. Les exportations ont reculé de 1,3% et les importations de 2,3% sur un an.

C’est un léger mieux mais la situation demeure particulièrement mauvaise. En 2013, le déficit commercial de la s’est réduit de 6 milliards d’euros mais est resté au dessus de la barre des 60 milliards. Selon les chiffres publiés ce vendredi par les Douanes il s’établit en effet à 61,2 milliards d’euros , après 67,2 milliards un an plus tôt.

Le premier excédent français vient de l’aéronautique (22 milliards d’euros) devant les produits agroalimentaires (11,5 milliards).Le déficit hors énergie a quant à lui baissé à 13,5 milliards d’euros enregistrant une réduction de plus de moitié en deux ans.

A 61,2 milliards d’euros le déficit commercial français s’affiche donc un peu au dessus des espoirs de la ministre française, Nicole Bricq qui avait affirmé dès le mois de novembre dernier que ce déficit serait ramené « à 60 milliards à la fin de l’année ».

Exportations et importations dans le rouge

Pour la première fois depuis 2009, exportations et importations sont dans le rouge et baissent respectivement de 1,3 % e 2,3 %.

Les exportations françaises ont reculé de 1,3% l’an dernier, après une croissance de 3,1 % l’année précédente précisent les Douanes. « Le recul est prononcé pour certains biens intermédiaires (produits métallurgiques, chimie), où la baisse des quantités écoulées se conjugue à une diminution des prix. Il est aussi important pour les machines industrielles et agricoles et les véhicule s automobiles » précisent encore le communiqué en soulignant par ailleurs que « les exportations correspondant aux points forts de la spécialisation française résistent mieux »  : produits pharmaceutiques et des industries agroalimentaires, produits agricoles, livraisons aéronautiques et « certains produits de l’industrie du luxe » (habillement, joaillerie et bijouterie, parfums et cosmétiques).

Par zones géographiques les ventes françaises ne progressent au cours de l’année qu’à destination des nouveaux États-membres de l’Union européenne, l’Amérique ainsi que le Proche et moyen Orient. Par contre elles reculent à destination du reste de l’, de l’, et de l’.

De leur côté les importations se replient de 2,3%, après une hausse de 1,2 % en 2012. Une baisse qui est en grande partie imputable à l’énergie. « La chute des approvisionnements énergétiques » atteint en effet 7,1 % précisent les Douanes en soulignant que hors énergie, le recul est achats français est « moins prononcé » puisqu’il se limite à 1,1 %.

Le repli « concerne surtout les importations de biens intermédiaires (chimie, métallurgie), ainsi que celles des secteurs aéronautique et pharmaceutique, ces derniers diminuant pour la première fois depuis dix ans » expliquent les Douanes. par contre, les importations de véhicules automobiles se redressent et les achats de produits agricoles et des IAA « continuent de croître, mais à un rythme moindre 

Un léger mieux en décembre

Sur le seul mois de décembre, le déficit commercial de la est ressorti à 5,207 milliards d’euros contre 5,673 milliards le mois précédent. En décembre, les Douanes font état d’une hausse des exportations à 36,913 milliards d’euros contre 35,664 milliards en novembre. Les importations sont également en légère hausse à 42,12 milliards contre 41,337 milliards.

Les ventes d’Airbus (27 appareils) ont représenté 2,128 milliards d’euros sur le mois contre 2,487 milliards en novembre (30 appareils).

 
les exportations baissent, mais le nombre d’exportateurs progresse
En 2013, malgré le recul des montants exportés, le nombre total d’entreprises exportatrices a progressé de 1,2 % selon les premières estimations des Douanes. Une hausse qui fait suite à celle déjà constatée en 2012. Le nombre des exportateurs avait alors augmenté de 2,6 %. Au total, la France comptait l’an dernier 120.699 exportateurs ce qui pour certains spécialistes est le signe que . 
La hausse constatée résulte avant tout « d’un afflux significatif d’entreprises entrantes, constituées en majorité de primo-exportateurs », c’est-à-dire d’ qui se lancent.
La progression est cependant plus marquée pour les entreprises employant plus de 250 salariés soulignent encore les Douanes qui notent également que le nombre des exportateurs augment vers l’Amérique mais se stabilise vers l’Union Européenne.
« Le nombre d’exportateurs présents sur la plupart des autres zones géographiques recule (…) alors même que le nombre global augmente. Ce là signifie que les opérateurs exportent en moyenne vers un nombre plus réduit de pays qu’en 2012 » indiquent encore les Douanes.. 

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Source(s): LeÉchos Par Claude Fouquet, le 07.02.2014 / Relayé par Meta TV )

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