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Comment disposer d’une eau potable en cas de pénurie ? 2


Un article qui permet, avec les liens connexes en bas de pages, de savoir comment gérer une situation de pénurie totale d’eau potable. Le blog du survivaliste est pleins de bons conseils, je vous le recommande.

Comme nous le répétons souvent sur ces pages, se préparer a gérer un désastre ne peut être une finalité en soi tant les séquelles d’une rupture partielle ou totale de nos systèmes de support peuvent être variées et imprévisibles…mais si nous observons attentivement la sphère du besoin durant une catastrophe, nous retrouvons systématiquement certains piliers communs a tous les effondrements.
 
L’un de ces piliers est invariablement la quantité, la qualité et la disponibilité de l’eau potable durant ou après un événement, et il n’est donc pas étonnant que l’une des principale préoccupation des organisations humanitaires envoyées sur différentes zones sinistrées aux quatre coins du monde soit de la totalité des sphères touchant de prêt ou de loin a l’eau potable.
 
Si l’importance de l’eau potable prend tout son sens au sein d’environnements dégradés, il n’en est pas moins difficile pour la plupart d’entre nous de penser qu’un jour nous pourrions nous aussi être touché par un stress hydrique quelconque…et ceci peu importe la cause.
 
Cette tendance a minimiser, consciemment ou non, l’importance de mettre en place une résilience hydrique réellement adaptée a nos besoins se reflète d’ailleurs sur l’ensemble des témoignages et des pratiques pouvant être observées en rapport a la prévoyance.
L’anticipation et la préparation a la pénurie de nourriture par exemple, est souvent plus facilement perçue et reçue que l’anticipation et la préparation au stress hydrique…
 
Ce déséquilibre préparatoire est embêtant, car d’un point de vu strictement physiologique, l’eau reste une priorité largement décisive, effondrement ou pas, et malheureusement, il n’est que trop courant dans le milieu de la préparation de voir des stratégies totalement déséquilibrées quant a la gestion de nos besoins en eau.
 
Si le survivaliste est souvent conscient d’une possible perte momentanée ou systémique du réseau hydrique tel que nous le connaissons aujourd’hui, il est rarement conscient des implications logistiques concernant l’ampleur du travail devant lui si l’eau venait réellement a ne plus couler de nos robinets.
 
Beaucoup se penchent alors sur des systèmes de filtration et de purification plus ou moins “mobiles” et légers: filtres gourde, filtres a pompe, tablettes de désinfection chimique, eau de Javel, méthodes de filtration et de purification primitives, produits naturels comme l’argile, etc…
Quand bien même la mobilité, la taille et le poids sont des atouts intéressants dans certaines circonstances, ces systèmes restent fondamentalement limités tant au point de vu du volume que de la durabilité et de l’usage.
 
Un filtre a pompe portatif comme le MSR “miniworks EX” par exemple, me semble essentiel si ce n’est pour nos sacs d’évacuation, mais ce système reste un système qui ne peut prétendre répondre a des besoins en eau pouvant être considérables selon notre situation familiale et la nature de l’événement.
 
Aussi, et cette pensée n’est pas traditionnellement parlant représentative du champs de vision typiquement survivaliste, les événements perturbateurs pouvant venir déstabiliser notre normalité sont dans la plupart des cas gérés non pas en allant se réfugier dans les bois (buissonner), mais bien en s’enracinant sur place, ou dans le cadre d’une évacuation forcée, en allant se réfugier chez un proche.
 
Ce reflex inné et instantané d’enracinement et de “clanification”, c’est a dire de vouloir se retrouver “en famille” et de chercher a intégrer un espace commun et/ou connu, est sans aucun doute la stratégie la plus fructueuse en matière de survie, car la famille ou le clan, c’est a dire le lien, est naturellement l’ le plus propice a maintenir un état psychologique stable, et influencer la manière et la rapidité avec laquelle nous allons réagir, surmonter et rebondir face a un événement perturbateur.
 
Nous parlons des lors d’anticiper non pas la survie, qui ne peut pas être envisagée comme une condition durable, mais bien la vie. 
 
Dans ce sens, non seulement nos filtres a eau sont généralement d’appoint, mais en plus il y a de fortes chances pour que nos besoins en eau potable soient beaucoup plus importants qu’initialement prévu du a l’intégration, voulue ou non, anticipée ou non, de personnes dans le besoin…proches et moins proches.
 
L’abondance et la disponibilité de la nourriture que nous connaissons aujourd’hui, ajoutée entre autre a l’amaigrissement de nos cellules familiales, auront au fil des décennies transformés la nature même de nos ustensiles de cuisine, de nos casseroles et de nos marmites, et plus généralement la nature même de nos récipients et de nos capacités volumiques.
Outre cette transformation évidente de l’objet et de sa fonction, nous pouvons aussi remarquer une transformation en parallèle de nos habitudes, de nos routines et de notre manière de percevoir le vital, et donc la prévoyance, la préparation et l’autonomie.
 
Si nous explorons le quotidien des millions de réfugiés dans le monde, le quotidien des millions de gens touchés par une pauvreté et un manque systémique de tout…nous nous apercevons rapidement que les outils utilisés ici sont dans l’ensemble de natures intransigeantes tant sur la fonction que sur la relation aux réalités ambiantes.
 
– Les filtres Berkey:
 
Les “Berkeys” sont des filtres a gravité utilisés dans le monde entier pour répondre a des tensions hydriques plus ou moins dramatiques…d’ailleurs, il n’est pas rare de voir ces filtres être intégrés par de nombreuses organisations internationales pour fournir de l’eau potable au personnel médical et aux populations locales pendant et après un événement catastrophique…et ceci d’une manière durable, c’est a dire sur plusieurs années.
 
Le gros problème des systèmes de filtration courant et connus de tous; filtres a pompe, filtres paille ou filtres bouteille, est principalement la durée de vie du filtre, surtout si nous avons a prendre en compte les besoins en eau potable d’un groupe plus ou moins large.
Les filtres a charbons du Berkey ont eux une durée de vie de plus de 23 000 litres. A raison de 10 litres par jours, nous avons ici une durée de vie du système de plus de 6 ans ! 
 
Cette envergure dans le temps et dans le nombre rend la gamme des filtres Berkey un système pour le moins pertinent si nous nous penchons sur la mise en place d’une méthode stable et durable d’influencer la qualité de notre eau, effondrement ou pas…et ce n’est pas un hasard si ces systèmes sont largement intégrés par la plupart des survivalistes et des preppers du monde entier.
 
Les filtres sont de différentes tailles, organisés non pas en terme d’efficacité comme il est souvent le cas, mais en considérant le nombre d’individus au sein de votre famille. Cette intégration du nombre est intéressante, car nous avons ici un concept totalement tourné vers l’idée de clan.
 
– Travel: pour des familles de 0 a 4 personnes.
– Big Berkey: pour des familles de 4 a 16 personnes.
– Berkey Light: approximativement le même que le Big Berkey, mais en transparent.
– Royal: pour des familles de 4 a 26 personnes.
– Impérial: pour des familles de 25 a 75 personnes.
– Crown: pour des familles de 40 a 150 personnes 
 
L’utilisation des termes faisant référence a l’idée de “royaume” est tout simplement liée au fait que le premier système de filtration Berkey a été conçu et construit pour la reine d’Angleterre.
 
Nous avons personnellement intégré le Big Berkey pour nos besoins en eau quotidiens, et ce modèle reste le plus populaire aujourd’hui avec un réservoir d’environ 7,5 litres.
Tous les Berkey sont construit de la même manière, avec deux cuves en inox pouvant être emboîtées l’une dans l’autre pour le transport: la cuve supérieur pour y déposer l’eau non potable, et la cuve inférieur de récupération, soit le réservoir.
 
Tous ont la possibilité d’intégrer 4 filtres a charbon (environ 90E pour 2 filtres appelés par Berkey “les éléments noir”) dans la cuve supérieur, et 4 filtres pour la filtration de l’arsenic et du fluor (appelés par Berkey les “PF-2”) dans la cuve inférieur.
Cependant, la plupart des systèmes sont utilisés avec seulement 2 filtres car le nombre de filtres utilisé n’influence pas la qualité de filtration mais simplement la rapidité avec laquelle l’eau est filtrée.
 
“Les éléments noir”
 
Les Berkeys sont des filtres a gravité, il n’y a donc aucune manipulation ou opération de notre part pour le faire fonctionner, et aucune partie mécanique pouvant casser ou faire défaut a part pour le robinet (prévoyez quelques robinets d’avance).
 
En plus d’avoir une durée de vie de plus de 23 000 litres, ces systèmes de filtration a charbon sont sans doute les plus puissant sur le marché en terme d’efficacité.
Protozoaires, bactéries, particules, parasites mais aussi : herbicides, pesticides, solvants organiques, arsenic III et V, fluor, nitrates et Radon 222, métaux lourds…Les Berkey éliminent ou réduisent un éventail de contaminant impressionnant.
 
Non seulement ce système est capable d’améliorer la qualité et le goût de votre eau au quotidien (eau du robinet), mais dans le cadre d’une urgence quelconque: inondation, coupure d’eau, contamination, pénurie etc…ce filtre va vous permettre de filtrer une eau sale et ceci dans des quantités adaptées a votre situation familiale.
 
Prix: de 250 a 350E selon le modèle.
Filtre: Charbon / PF-2.
Rendement: de 11 a 100 litres par heure selon le modèle.
 
 
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Source(s): lesurvivaliste / YouTube / ​Le survivaliste / par volwest le 04-10-2012 / -RDPRS)​​

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