Copenhague (Danemark), lundi. L’ancien président catalan destitué arrive à l'aéroport de Kastrup-Copenhague. Reuters

Catalogne : Puigdemont, proposé à la présidence de la région, en visite au Danemark


L’ancien président destitué de la Catalogne assiste ce lundi à un colloque à Copenhague.

Journée doublement cruciale pour l’ancien président destitué du parlement de Catalogne, Carles Puigdemont. Il a choisi de quitter la pour assister à un colloque au Danemark, au risque de s’y faire arrêter avant que cette possibilité ne soit finalement écartée. A Barcelone, le parlement catalan s’est prononcé sur sa candidature à la présidence de l’exécutif local.

L’inextricable question de la présidence du parlement de Catalogne. Le chef du parlement catalan, Roger Torrent, a décidé, ce lundi un peu avant midi, de proposer le nom de Carles Puigdemont à la présidence de la région. Torrent, un séparatiste qui a promis de privilégier le «dialogue» après la tentative de sécession infructueuse qui a secoué la Catalogne et l’ en octobre, a qualifié cette candidature d’«absolument légitime». Il a adressé une lettre au président conservateur du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, lui demandant «un dialogue sur la situation anormale que vit le parlement» catalan. Huit députés sont en détention provisoire ou à l’étranger, ce qui entraîne selon lui «une atteinte à leurs droits politiques».

A Barcelone, les indépendantistes dominent toujours le parlement et les deux principales formation du camp séparatiste soutiennent la candidature de Puigdemont. Mais celle-ci s’avère particulièrement problématique. Si ce dernier destitué par les autorités de Madrid, se trouve en , il devra être investi à distance, ce que les services juridiques du parlement ont déjà jugé contraire à la Constitution. Et s’il rentre, il a toutes les chances d’être arrêté. Sa situation se complique d’autant plus qu’il doit, avant la fin janvier, obtenir un titre de séjour en tant que résident en s’il veut y rester.

Dans le cas où les élus indépendantistes arrivent à l’élire en son absence, le gouvernement central et l’opposition feront tout pour bloquer sa prise de fonction en saisissant la . A terme, la Cour constitutionnelle pourra suspendre le vote au parlement régional en faveur de sa candidature, voire la résolution parlementaire nommant Carles Puigdemont. «Permettre que quelqu’un soit investi ou prétendre être le président du gouvernement catalan en étant à est illégal», a prévenu samedi Mariano Rajoy. Si c’était le cas, il ne rendrait pas à la région l’autonomie qui lui a été retirée après la tentative de sécession du 27 octobre.

Risque d’arrestation écarté au Danemark. Carles Puigdemont est arrivé ce lundi matin à Copenhague, la capitale danoise, en dépit de la menace de mandat d’arrêt international qui le guette en quittant la . Il est arrivé peu après 8h30 à l’aéroport de Kastrup-Copenhague sans faire de déclaration. Carles Puigdemont participe à un colloque sur la Catalogne et l’.

Comme annoncé, le parquet espagnol a immédiatement demandé la réactivation du mandat d’arrêt européen émis contre lui. En Belgique, il n’est pas recherché par la espagnole, notamment afin d’éviter des divergences d’interprétation entre juges belges et espagnols sur la gravité des délits reprochés, dont la rébellion. Carles Puigdemont est poursuivi en pour «rébellion», «sédition» et «malversation de fonds» en lien avec la tentative de sécession du 27 octobre.

Le juge espagnol en charge de l’enquête a refusé de lancer un mandat d’arrêt européen à son encontre comme le souhaitait le parquet, a annoncé la Cour suprême dans un communiqué. Il estime que son déplacement de Belgique au Danemark a justement pour but de «provoquer cette arrestation à l’étranger» dans le cadre d’une stratégie visant à se doter d’arguments pour être investi en son absence président de la Catalogne.

Source : Leparisien.fr  22 Janvier 2018

Catalogne: Carles Puigdemont officiellement candidat à la présidence de la région

Carles Puigdemont est aujourd’hui à Copenhague pour participer à un colloque sur la Catalogne et l’

La candidature de l’indépendantiste Carles Puigdemont à la présidence de la Catalogne est désormais officielle, validée lundi par le chef du parlement régional. Malgré l’opposition de Madrid, Roger Torrent a effectivement proposé aux députés la candidature de l’indépendantiste en vue de son investiture.

Roger Torrent a fait cette annonce lors d’une brève allocution devant la presse à Barcelone, en estimant qu’une nouvelle candidature du président catalan destitué par Madrid était « absolument légitime », en dépit des poursuites qui le visent et de son installation à .

Le leader catalan est installé en Belgique depuis le 30 octobre 

Roger Torrent, membre de la Gauche républicaine de Catalogne, a par ailleurs annoncé avoir adressé une lettre au président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

Si la candidature de Carles Puigdemont est soutenue par les deux grands partis séparatistes de la chambre [qui à eux deux disposent de 66 élus sur 135], un problème demeure : le leader catalan est installé en Belgique depuis le 30 octobre. Et s’il rentre en , il sera immédiatement placé en détention [comme son ancien vice-président] en tant qu’inculpé pour « rébellion » et « sédition ».

Le gouvernement espagnol veut contester la candidature

A noter que d’ici à la fin du mois, le parlement catalan dominé par les indépendantistes tiendra en principe une session d’investiture au cours de laquelle il débattra sur sa candidature à distance. Les juristes du parlement catalan ont cependant estimé qu’une investiture à distance serait contraire au règlement de la chambre. L’opposition et le gouvernement avaient aussi annoncé qu’ils contesteraient cette candidature devant la Cour constitutionnelle.

Il faut désormais qu’elle soit inscrite à l’ordre du jour du parlement catalan, qui doit en débattre au cours d’une session suivie d’un vote qui pourrait se tenir sur deux jours, à la fin du mois. La date n’a pas encore été annoncée.

 Source : 20minutes.fr  22 Janvier 2018

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