Valls accuse Goasguen de venir de l’extrême-droite, l’UMP quitte l’hémicycle 1


Bronca à l'Assemblée nationale ce mardi. La quasi-totalité des députés ont quitté mardi l'hémicycle en pleine séance de questions au gouvernement, furieux d'une attaque de contre leur collègue parisien , qu'il a accusé de venir de l'extrême droite.

"M. Goasguen, vous en venez, vous, de l'extrême droite", a lancé le ministre de l'Intérieur au député de Paris, en réponse à une question de Yannick Moreau sur les violences de samedi à Nantes et un présumé laxisme des forces de l'ordre face aux opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

accuse la droite de "complaisance"

A la droite, le ministre de l'Intérieur a encore clamé : "Contrairement à vous, nous ne sommes complaisants avec personne, vous, vous avez été complaisants avec ceux qui s'en prenaient aux valeurs de la République" lors des manifestations contre le mariage homosexuel. Ses propos, surtout sa phrase contre , ont déclenché une bronca sur les bancs de l', que le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (PS) a vainement tenté d'interrompre.

Des excuses exigées

Peu après, l'ex-président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP), resté dans l'hémicycle, a dénoncé des "propos inadmissibles, scandaleux" et appelé le ministre de l'Intérieur à "les retirer". Le président de la commission des Finances, l'UMP Gilles Carrez, a aussi demandé des excuses, sa collègue Claudine Schmidt critiquant ensuite des "propos pas dignes d'un ministre de la République".

A la fin des questions au gouvernement, le chef de file des députés UMP Christian Jacob a protesté contre des "propos ignobles, inacceptables, incompatibles avec les fonctions de Manuel Valls". Et de demander des excuses au chef du gouvernement "sinon ces questions au gouvernement n'ont plus aucun sens, aucun intérêt pour nous".

Sans s'excuser, le ministre de l'Intérieur a expliqué auparavant devant les députés restants, qu'il n'avait pas apprécié la comparaison entre les violences à Kiev et à Nantes, faite par M. Moreau. "Chacun peut avoir ses erreurs de jeunesse", a glissé plus tard le chef de file des députés PS Bruno Le Roux, en affirmant que Claude Goasguen avait appartenu au mouvement d'extrême droite Occident à la fin des années 1960 dans ses années étudiantes.

Goasguen se défend : "Jamais été membre d'Occident !"

"Je n'ai jamais été membre d'Occident, contrairement à des proches comme Alain Madelin, Gérard Longuet, Patrick Devedjian, mais président de la Corpo d'Assas (syndicat étudiant de droite, ndlr)" a rétorqué dans les couloirs Claude Goasguen.

"Étant alors partisan de l'Algérie française, j'ai soutenu Jean-Louis Tixier-Vignancourt (candidat d'extrême droite, ndlr). Mais tous ceux qui défendaient l'Algérie française n'avait pas une démarche d'extrême droite". "M. Valls perd les pédales !", s'est-il exclamé.

Christian Jacob : "Manuel Valls perd son sang-froid !"

Christian Jacob a également estimé que le ministre de l'Intérieur "perd son sang-froid", ajoutant que "ce n'est pas la première fois" et rappelant que Manuel Valls avait dans le passé lancé à la droite, "le terrorisme, c'est vous". Dans l'hémicycle, l'ambiance était agitée depuis le début de cette avant-dernière séance de questions au gouvernement avant cinq semaines de pause liée aux municipales.

"Ce n'est qu'un au revoir", ont notamment chanté ironiquement des députés UMP pendant une réponse de Jean-Marc Ayrault au numéro deux du PS Guillaume Bachelay (PS), certains faisant au revoir de la main, en allusion aux rumeurs de départ du Premier ministre de Matignon après les municipales.

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Source(s) : Le Lab d'Europe 1 / LCP / dailymotion / ​Midi Libre avec AFP, le 25.02.2014 / Relayé par Meta TV(meta.tv)

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