«Ulcan» et Violvocal : Au tour de Mediapart 3


Le hacker et sa bande avaient piraté le site d’informations jeudi.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Grégory Chelli et sa bande de pirates continuent de s’en prendre à la presse hexagonale. Après Rue89 et Libération, c’est au tour de Mediapart de porter plainte contre X à la suite d'attaques revendiquées, via le site de canulars douteux Violvocal, contre le site d’informations en ligne. Ce dernier a été piraté durant plusieurs heures jeudi en fin de journée.

Depuis le début de l’été, Chelli, dit "", militant sioniste qui agirait depuis Israël, a multiplié les attaques de type DDoS («Distributed Denial of Service»), n’hésitant pas non plus à contacter directement ses cibles ou leur famille par téléphone pour les menacer. Un temps affilié à la (Ligue de défense juive), Grégory Chelli a déjà été condamné en 2009 à quatre mois de prison avec sursis pour «violences en réunion» et «saccage».

Ces dernières semaines, au moins six nouvelles plaintes ont été déposées contre lui et une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris. Policiers et magistrats sont désormais à pied d’œuvre pour tenter de remonter la trace du hacker. Mais pour l’heure, la demande d’entraide avec Israël est restée lettre morte.


COMMENT ATTAQUE MEDIAPART : @SI A ÉCOUTÉ

Après Rue89 et Libération, Mediapart a subi à son tour une attaque informatique pendant plusieurs heures, jeudi 21 août. "Cette atteinte à la liberté d’information a été revendiquée en direct sur le site ViolVocal, ainsi que par des appels téléphoniques (à Mediapart, BFMTV et LCI), par quelques hackers regroupés autour de Grégory Chelli, alias "précise Mediapart, qui a porté plainte.

Comme dans les cas précédents, Mediapart a été victime d'une attaque DDOS ("Distributed Denial Of Service", littéralement "attaque par déni de service") . De quoi s'agit-il ? @si s'était déjà posé la question en 2009, lors d'une attaque similaire dirigée contre notre site : "Quelques milliers de machines envoient chacune, en très peu de temps, quelques milliers de requêtes à un serveur informatique, qui ne peut plus répondre à la masse de demandes", expliquait alors notre administrateur réseau Théo Varier. Cela voudrait-il dire qu'hier, des milliers d'internautes se sont levés comme un seul homme contre Edwy Plenel ? A priori non, les attaques DDOS peuvent reposer sur un réseau "de machines zombies" : "des ordinateurs de simples particuliers, contrôlés à distance et à leur insu par un logiciel pirate" détaillait Varier pour @si. La marque de hackers particulièrement doués ? Pas forcément, analysait notre webmaster de l'époque, Thomas Scotto : "Ce type d'attaque par déni de service est très efficace mais pas très fin : il s'agit simplement de bloquer un site de l'extérieur, sans y pénétrer et sans rien détruire." Autre solution : payer. Des services qui proposent de "tester" son serveur (Stress Test) contre les attaques DDOS pour quelques centaines d'euros, sont détournés et utilisés contre une cible.

Sur le plateau de notre émission de cette semaine, les journalistes Willy Le Devin (Libération) et Benoît Le Corre (Rue89),assurent qu'une telle attaque coûte au minimum 500 euros :


«Ulcan» et Violvocal : Au tour de Mediapart par Yacine_Zitouni

Un participant a même partagé ce qu'il pense être l'adresse et le numéro de fixe d'Edwy Plenel
 

Les attaques contre Mediapart partent d'ici, le tchat de ViolVocal, sous la houlette d'Ulcan.
 

Lire aussi : 

Ulcan, le hacker pro-israélien qui divulgue des casiers judiciaires en toute tranquillité

 

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Source(s) : Arrêt sur Images​ / Libération, le 22.08.2014

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