Un ancien collaborateur du ministre de la Santé Olivier Véran a tenté, en vain, de toucher une commission en plaçant auprès du ministère une offre de masques FFP2, à la mi-mars, en pleine pénurie de masques de protection contre l’épidémie de coronavirus, a révélé ce samedi Mediapart.
Selon Mediapart, l’ancien assistant parlementaire a cherché, à la mi-mars, à positionner une offre de masques FFP2 auprès du ministère de la Santé. Ces masques en grande quantité – au moins un million – étaient proposés par une société française d’import-export avec la Chine, auprès de qui « plusieurs pays » avaient manifesté leur intérêt, « sauf la France ».
Selon des messages produits par Mediapart, la société est alors entrée en contact avec Tewfik Derbal, qui a affirmé être « en lien » avec le ministère de la Santé, et réclamé une commission en tant « qu’apporteur d’affaires ».
La députée de l’Isère condamne les faits
Cet ex-collaborateur, Tewfik Derbal, devenu ensuite collaborateur d’une députée LREM, Emilie Chalas, a « confirmé » à cette dernière les faits relatés par le site d’information, et a démissionné de son poste vendredi, précise dans un communiqué la députée de l’Isère.
Elle ajoute qu’elle « ignorait tout » de ces « faits et comportements », qu’elle « condamne avec la plus grande fermeté ».
Le ministre estime que cela ne le « concerne pas »
De son côté, Olivier Véran a répondu à nos confrères du Dauphiné Libéré que « cette histoire » ne le « concerne pas ».
« Les premières semaines, le ministère a reçu des centaines d’offres de masques, par tous les canaux imaginables. À tel point que la cellule de crise a dédié une équipe à l’examen de ces offres. L’écrasante majorité était d’ailleurs hélas bidon. J’imagine que celle de Tewfik Derbal l’était aussi, vu qu’aucune suite n’y a été donnée », argumente-t-il.
Le ministère de la Santé n’a pas souhaité faire de commentaire.
Source : Dernières Nouvelles d’Alsace
