Rémunération : La détestable idéologie de Montebourg


Il y en a assez de cette détestable idéologie anti-riches qui montre du doigt tous ceux qui entreprennent ou jette le discrédit sur ceux qui se crèvent à créer des emplois.
 
 
 
 
 
 

Arnaud Montebourg — dont je me refuse à retenir le nom du ministère qu’il occupe par une erreur de l’Histoire – vient encore de s’attaquer à la rémunération des banquiers. Et Marylise Lebranchu à celle de la haute fonction publique de qui elle attend un « geste de solidarité ». Très bien, en période de crise tout le monde doit effectivement participer à l’effort collectif : les banquiers (qui se sont augmentés de façon indécente), tout comme les « hauts fonctionnaires » (qui gagnent évidemment beaucoup trop pour leurs piètres résultats)… Mais ce qui commence à me chauffer sérieusement les oreilles, c’est l’idéologie détestable qui se cache derrière ces récentes déclarations.

Je suis pour une obligation de résultat

Pour ces gens qui ont en charge le destin de la France (et pas seulement la gestion de leurs petites carrières dans les palais dorés de la République), je ne suis pas seulement pour une obligation de moyens, mais pour une obligation de résultat. Pas de résultat ? Salaire minimum ! Des primes liées aux résultats – et on ne les augmente que s’ils sont performants. Et donc je ne donnerais évidemment pas 37.500 euros mensuels au directeur de la Banque Publique d’Investissement ; ni quelques 20.000 euros au directeur général des finances publiques.

Tous ces « haut fonctionnaires » se moquent du monde et sont beaucoup trop payés pour ce qu’ils font. Comme d’ailleurs les ministres, les parlementaires, les ambassadeurs ou les Trésoriers payeurs généraux… Quand ils échouent lamentablement (comme par exemple un ancien directeur du Trésor qui plante le Crédit Lyonnais), je trouve anormal qu’ils continuent à percevoir des traitements mirobolants. L’échec ne devrait pas non plus permettre à ces « hauts fonctionnaires » de réintégrer leur corps d’origine : s’ils échouent, ils dégagent. Ça remettra un peu de responsabilité et de décence dans cette République. En période faste, on peut se payer des danseuses ; mais en période de crise on ne veut que des professionnels efficaces. Pas des politiciens amateurs qui savent tout mais ne réussissent rien.

En revanche, je paye cher ceux qui réussissent !

Plus personne ne se souvient aujourd’hui de Red Adair… Mais j’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour ce texan spécialiste de l’extinction des feux de puits de pétrole et qu’on appelait à l’époque « le pompier du désert ».

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Le bougre n’y allait pas par quatre chemins mais carrément à la dynamite avec des bulldozers et des barres de TNT. C’était un job super dangereux mais il y a des gens comme ça, que voulez-vous, qui ne sont pas normaux comme notre Président. Quand ils disent qu’ils règlent un problème, ils le règlent vraiment (et lui a dû éteindre plus de 2000 puits de pétrole en feu).

Pourquoi est ce que je vous parle de Raid Adair ? Parce que l’idéologie désastreuse de gens comme Montebourg ou Lebranchu mène la France dans le mur. En bons socialistes, ils sont à l’image de Hollande qui « déteste les riches ». Ce qu’ils veulent – du haut de leur arrogance de fonctionnaires entretenus par le contribuable – c’est que les chefs d’entreprise ne gagnent rien et ne fassent pas de bénéfice, que les Français n’aient pas de patrimoine, qu’ils vivent comme des petits bourgeois, et surtout qu’ils soient pauvres : il ne faut surtout pas inciter les gens à créer des emplois ! C’est une mentalité de petit bourge et un état d’esprit de « sans culotte » envieux que je déteste.

Red Adair n’a jamais répondu à la question de savoir combien il gagnait, mais c’était en gros dans les $50,000 par jour (oui vous avez bien lu : par jour).

D’abord vider Pôle emploi !

Donc, si j’étais Montebourg (Dieu m’en préserve) ou le Président de la République, voici ce que je ferais : je convoquerais les 10 premiers banquiers français et les 100 chefs d’entreprises qui ont les rémunérations les plus élevées (donc à la tête d’entreprises qui marchent) et je leur dirais ceci : « vous me videz les 6 millions de chômeurs de Pôle Emploi et je double votre salaire. »

Car, contrairement à Montebourg, je me moque complètement de ce qu’ils gagnent pourvu qu’ils créent de la richesse et des emplois. Ce que je veux c’est une incitation forte et des gens qui réussissent. C’est de cela dont la France a besoin plus que jamais : de beaucoup de Red Adair ! Et surtout pas de « Montebourg » : des professionnels efficaces, pas des idéologues. Pas des Présidents qui échouent mais annoncent, piteux, qu’ils baissent leur salaire. Qu’ils arrêtent d’avoir honte de gagner de l’argent : mais que ce soit la contrepartie de leur succès.

Montebourg et Lebranchu n’ont jamais créé un seul emploi de leur vie

Je n’aime pas particulièrement les banquiers mais j’en ai vraiment assez de cette détestable idéologie anti-riches qui montre du doigt tous ceux qui entreprennent, jette en pâture à la populace égalitariste ceux qui réussissent, ou jette le discrédit sur ceux qui se crèvent à créer des entreprises et à embaucher des salariés. S’ils embauchent des centaines de chômeurs, ça ne me gêne pas qu’ils gagnent beaucoup. S’ils échouent en revanche, ce sont eux qui vont à Pôle emploi.

Montebourg, Lebranchu – et tous leurs collègues du gouvernement – passent leur temps à donner des leçons et faire la morale aux entrepreneurs. Mais ils ont toujours été payés par l’État et n’ont jamais créé un seul emploi de leur vie. Pas un. Ils ne savent pas ce que c’est que gagner sa vie en bossant dans une entreprise ou se battre pour créer et maintenir des emplois.

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Marylise Lebranchu

Qu’ils fassent donc leur travail, pas de la , et qu’ils s’occupent moins de ce que les gens gagnent dans le secteur privé, sinon les entrepreneurs quitteront le pays et partiront ailleurs : Cameron est prêt à accueillir les investisseurs et le leur fait régulièrement savoir en déroulant devant eux le tapis rouge de la réussite suspecte en France.

Je préfère vivre dans un pays où les chefs d’entreprise ont des hauts salaires et embauchent des salariés, plutôt que qu’avoir des idéologues incompétents au gouvernement et 6 millions de chômeurs à Pôle emploi. Qu’ils fassent leur boulot et se taisent : surtout en ce moment où leur gestion laisse sacrément à désirer !

 
 

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Source(s) : ContrePoints / Par Nicolas Nilsen, le 19.04.2014

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