Montpellier : Trois étudiants vont cohabiter avec un SDF


Trois jeunes louent un F5 et souhaitent partager la 4e chambre avec un jeune SDF.

Ils sont trois. Comme les mousquetaires. Mais au contraire des héros chenus du grand Alexandre Dumas, ils ne manient point l’épée pour tenter d’améliorer leur quotidien. "Quand je suis arrivé de Paris pour commencer mon droit, j’ai été frappé par le nombre de sans domicile fixe dans les rues de Montpellier." Jules Morain, cofondateur de l’association malicieusement baptisée "Un meilleur à venir", partage le même point de vue que ses deux camarades Stéphanie Pereira et Margaux Méra. "Nous avons remarqué que beaucoup de jeunes étaient à la rue, complète Stéphanie, et on a pensé qu’ils seraient plus facilement abordables."

Redonner espoir

Les statuts déposés, le trio cherche désormais activement un cinq pièces à louer. Car c’est par l’hébergement qu’ils ambitionnent de sortir leurs protégés de la rue. "On a l’idée de partager un appartement avec un jeune homme pour lui donner de nouveaux repères, autant qu’un toit, dans sa vie de tous les jours", espère Jules, qui avoue "des pistes pour un logement dans le centre et des possibilités du côté des Hauts-de-Massane." Peu importe le lieu au fond, ce qui importe pour Jules, Stéphanie et Margaux reste "de travailler à la réinsertion par la communauté."

Une première expérience

Un premier bénéficiaire a été choisi par les étudiants. "Je sortais d’un bureau de quand j’ai vu un jeune homme assis sur le trottoir, raconte Stéphanie. Nous en avons discuté avec lui, il est partant et motivé." À  23 ans l’homme, originaire du centre de la France, semble pouvoir compter sur une solide expérience professionnelle. Il devrait donc pouvoir trouver un emploi en quelques mois et laisser, ensuite, la place à un nouveau désorienté de la vie.

Motivés

"Nous avons le projet de nous rapprocher de Corus qui fait de l’hébergement d’urgence à Montpellier." Selon Jules, cette expertise sera bien utile à moyen et long terme. "Ils nous aideront à trouver des candidats motivés." Décidé à œuvrer au cas par cas et à tisser des liens, ce trio compte également beaucoup sur le bouche-à-oreille, réel comme virtuel. "Nous avons déjà un site internet et une page facebook." Du concret pour sortir du refrain "Mais qu’est-ce qu’on peut faire ?"

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Source(s) : Midi Libre / Par FRÉDÉRIC MAYET, le 17.02.2014 / Relayé par Meta TV

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