“L’UMP est en danger financier et politique”, selon Alain Juppé


Le maire de Bordeaux s'inquiète de la situation du parti et affirme avoir eu au téléphone.

Alain Juppé tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme. "Sauver l', ce n'est pas gagné. L' est en danger bien entendu, en danger financier et en danger aussi politique avec l'accumulation des scandales", a déclaré lundi 23 juin le maire de Bordeaux, face à la presse, en espérant cependant qu'il ne s'agissait pas d'une "chronique d'une faillite annoncée". Il a aussi souhaité que l'élection d'un nouveau président à la tête du parti, en novembre, permette un "rebond".

"Quand on voit s'accumuler les chiffres, il y a tout lieu de s'interroger", a-t-il noté, en soulignant que l'audit des finances de l', attendu pour juillet, allait permettre d'avoir "une photo précise de la situation actuelle""Ce parti n'a plus, aujourd'hui, l'attractivité qu'il a pu avoir il y a quelques années. Il y a beaucoup à faire pour l'aider à retrouver sa dignité", a-t-il déploré.

Le parti, déjà secoué par l'affaire des fausses factures présumées établies par la société Bygmalion pour masquer des dépenses de la campagne présidentielle de en 2012, est cette fois touché à l'Assemblée nationale. Le groupe parlementaire UMP a prêté trois millions d'euros au parti à l'été 2012, sans que les députés en aient été informés, a indiqué leur chef de file Christian Jacob, samedi 21 juin, confirmant des informations de Mediapart. Ce prêt avait été décidé pour contribuer au sauvetage financier du parti.

Une rencontre Juppé-Sarkozy au sujet de l'UMP

Membre du triumvirat provisoirement chargé de la direction du parti, Alain Juppé a également expliqué avoir eu une conversation téléphonique avec Nicolas Sarkozy au sujet de la situation à l'UMP. Il a annoncé au passage qu'il rencontrerait prochainement l'ex-président pour l'évoquer.

"Nous nous sommes parlés", a confié Alain Juppé à des journalistes, qui lui demandaient si l'ancien président de la République devait s'exprimer sur la situation à l'UMP. "L'essentiel, c'est que l'on se soit parlé. Nous avons décidé de nous voir pour aller plus loin, un coup de téléphone ne règle pas tout", a-t-il ajouté, après avoir souligné qu'il n'avait "pas de conseil à donner à Nicolas Sarkozy" alors que le député UMP Pierre Lellouche, notamment, a appelé l'ancien chef de l'État à dire "sa vérité".

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Source(s) : Francetv info avec AFP, le 23.06.2014

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