L’effet cocktail de notre alimentation


Philippe Courbon n’est pas un lanceur d’alerte, mais un éveilleur de conscience explique le docteur Joël Spiroux de Vendômois, médecin spécialisé en pathologies environnementales, président du Comité de recherche et d’informations indépendantes sur le le Génie génétique (Criggen).

Mais celui qui est un habitué de “C’dans l’air” ou du “Magazine de la ” sur 5 est aussi connu pour ses travaux réalisés sur les avec le professeur Gilles-Eric Séralini que nous avions été les premiers à rencontrer l’an dernier – à la même époque avec Corinne Lepage – deux jours après la publication de son étude, à l’occasion des premières Rencontres de l’alimentation Bio organisées par le nutritionniste reillannais Philippe Courbon.

Des travaux qui avaient fait le “buzz” et déclenché l’ire d’une cinquantaine de scientifiques comme rarement, tant les analyses montrant des tumeurs énormes sur des rats nourris aux sur une longue durée avaient alerté l’opinion publique.

Un an après cette levée de boucliers scientifiques ; qu’en est-il aujourd’hui ?

“Cette cinquantaine de scientiques se disant “représentants de la science” sont tous inféodés à l’agrochimie. Ils sont même allé demander la fermeture de la revue mondiale qui nous avait publiés. Néanmoins, auparavant, pendant quatre mois, des pairs relecteurs avaient passé notre publication au crible et nous avions passé ce stade avec succès. Aujourd’hui, scientifiquement notre étude n’est plus contestable. On y a mis en évidence les troubles sur la provoqués par les et les pesticides. Elle a été revue et maintenue sur le site du Criggen

Que faudrait-il faire ?

“Il faudrait que tous les pesticides et les OGM soient étudiés sur deux ans au lieu de trois mois actuellement. C’est une remise en cause complète du système et c’est pour ça qu’il y a tant de tensions. Car ça représente beaucoup d’intérêts financiers en jeu. Mais je persiste, il y a des OGM “cachés” aujourd’hui dans des champs de maïs. Enfin pour ce qui concerne le “round-up”, pesticide le plus employé au monde. Les études effectuées sont très rares et publiées très temporairement sur , sans aucune prise de sang, et sans étude de toxicologie.

Notre système de pourrait-il aider à un changement ?

Le système agricole -depuis la fin de la Seconde mondiale – produit sale, pauvre et destructeur ! Mais les grands noms de l’agrochimie et des pesticides dont parle Marie-Monique Robin dans son film ” Notre poison quotidien” sont les mêmes que ceux qui fabriquent les . Et notre système de santé ne fait que du soin. Franchement, il n’y a pas assez de prévention alimentaire. On a même des rejets de résidus médicamenteux dans la Seine malgré les stations d’épuration. Mais depuis mon alerte, un plan national est en cours…

L’alimentation Bio est une pensée très dérangeante pour les industriels

Journaliste, réalisatrice du film polémique “Le monde selon ” et de “Notre poison quotidien” qui a fait un record lors de sa projection, sur , Marie-Monique Robin était absente hier. Mais elle a adressé un message au public qui a été projeté à l’issue de la projection de son film.

Comment l’industrie chimique empoisonne notre assiette, voilà ce que “la courageuse” ? comme la surnomment les autres invités des Rencontres ? a voulu montrer au travers qu’une enquête très fouillée qui l’a emmené en et aux États-Unis, là où siègent les experts de deux organismes qui régissent et dictent les proportions d’additifs chimiques dans les aliments.

À commencer par le fameux Aspartam (E 951) ou le Bisphénol A (hormone de synthèse antioxydante). “Mais tout est secret explique Marie-Monique Robin qui a néanmoins pu filmer la réunion annuelle de la FDA.Mais les mauvaises langues disent qu’inonder de textes et de chiffres les rapports est une stratégie qui permet de noyer le poisson.

Car il faut trop de temps pour décoder. Pensez ; le marché annuel des pesticides en , c’est 2,5 milliards d’euros ! En conséquence, les conflits d’intérêts entre experts sont nombreux, alors qu’il y a une épidémie de maladies chroniques évitables. Il faut arriver à ce que cesse l’empoisonnement collectif que nous subissons depuis la fin de la Seconde mondiale.”

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Source(s): LaProvence / Par Jean-Pierre Tissier, le 20.10.2013 / SOS-planete

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