La pauvreté gagne du terrain sur la Côte d’Azur


A tous les niveaux – national, régional ou départemental – le Secours Catholique Caritas France fait le même constat : la pauvreté continue de s'étendre irrésistiblement.

 

Dans les Alpes-Maritimes, en un an, +18 % de demandeurs sont venus solliciter une aide auprès de cette association reconnue d'utilité publique parce qu'ils ne peuvent plus joindre les deux bouts : des familles, des personnes isolées, des retraités et même des travailleurs qui, avec un contrat à temps partiel, n'y arrivent plus.

Un habitant sur dix est pauvre

« Il y a dans notre département 149 564 personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté », affirme Yves Sendra, président départemental de l'association caritative reconnue d'utilité publique. « Nous avons pu leur accorder l'an passé, 300 000 e d'aides sous la forme de chèques-service pour des courses alimentaires et des produits d'hygiène ».

A en croire les 550 bénévoles azuréens travaillant au contact de ces populations fragilisées, la misère n'est pas plus douce au soleil. Au contraire !

« Il y a ici beaucoup de retraités modestes. Leurs petites pensions ne suffisent plus à faire face aux dépenses de loyer et d'énergie », confirme la déléguée départementale, Adelaide Bertrand. Phénomène nouveau : beaucoup cherchent un petit boulot pour disposer d'un complément de revenus.

Croyant faire des économies, des personnes en état de précarité ont quitté le littoral pour monter dans l'arrière-pays. Un choix pas toujours heureux : le chauffage y est plus coûteux, ainsi que celui des transports. Au final, ils ne réussissent pas à rééquilibrer leur budget par le déménagement. « Alors que l'on voyait quasi exclusivement des gens isolés ou des familles monoparentales, on constate que vivre à deux ne protège plus de la pauvreté : 20 % de nos visiteurs sont en couple »,poursuit Yves Sendra.

Impayés : le début des soucis

Il suffit que l'un des deux perde son travail et épuise son chômage pour que toute la famille bascule.« Avec la crise, c'est de plus en plus fréquent ».

Dans le département, quatre demandeurs sur dix ont des impayés. La même proportion vit dans un logement précaire (hôtel, pension, meublé, caravane, famille, amis, abri de fortune ou rue). L'expérience montre qu'il suffit parfois de peu de chose pour basculer : une note salée d'eau ou d'électricité, un pépin de santé… Les temps sont vraiment durs.

 


Secours Catholique-Caritas, 14 avenue Durante à Nice. Tél : 04.93.16.74.00.
 

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Source(s): Nice Matin, le 08.12.2013 / Relayé par Meta TV )

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