La France pour un « concours plus solide » de l’Europe en Centrafrique


La France va demander un « concours plus solide, plus fort » de ses partenaires européens lors du Conseil affaires étrangères lundi à , pour soutenir l'intervention en République centrafricaine, a déclaré Laurent Fabius, le chef de sa diplomatie, dimanche 15 décembre.

« Je ne serais pas choqué qu'ils [les Européens] soient davantage là », a souligné le ministre lors du « Grand rendez-vous »  1, i-Télé et Le Monde. « Je demanderai [lundi] qu'il y ait un concours plus solide, plus fort ». Y compris sur le terrain, a-t-il dit. « Les Polonais seront avec nous sur le plan logistique, les Britanniques, les Allemands, les Espagnols, les Belges », a ajouté M. Fabius.

Certains de ces pays pourraient-il aller au-delà d'un soutien logistique et fournir des militaires ? « Deux d'entre eux sont en train de s'interroger, j'espère qu'ils le diront », a répondu le ministre, sans les citer.

UNE « FORCE INTERAFRICAINE D'ACTION RAPIDE »

M. Fabius a reconnu que la France se retrouvait seule à avoir la capacité d'intervenir. « C'est un vrai gros problème », a-t-il dit tout en évoquant la mise sur pied « de la force interafricaine d'action rapide qui sera capable d'ici deux ans d'intervenir dans ce type de crise », grâce à la coopération des Africains et des Européens. Avec véhémence, Laurent Fabius s'est inscrit en faux contre la critique d'un journaliste qualifiant de « peu opérationnelle » la force africaine (Misca) qui intervient en  avec l'armée française. « Vous êtes allés la-bas ? Non. Je peux vous dire que ces gens sont courageux et quand on est là, assis, à dire "ils ne sont pas bons", qu'est-ce que c'est que ça ! Ce sont des gens formidables », a dit le ministre, passablement énervé.

Il a également récusé les accusations selon lesquelles l'armée française aurait d'abord désarmé les musulmans à travers les milices Séléka, ce qui aurait permis des représailles meurtrières des chrétiens. « Ne dites pas des choses inexactes. Les Séléka (…) conservent des armes et des armes parfois lourdes », a-t-il expliqué. « Donc, la première tâche, c'est d'aller désarmer ces armes lourdes »mais « on va aussi vers les chrétiens pour dire : "il faut désarmer" », a-t-il assuré, évoquant à plusieurs reprises un « désarmement impartial ».

« Quand vos amis sont sur le point d'être massacrés, quand l'organisation des Nations unies à l'unanimité vous demande d'intervenir, et quand vous êtes la France, vous allez là-bas pour désarmer, de manière impartiale, pour aider l'humanitaire et préparer la transition démocratique », a-t-il affirmé. « On ne regarde pas cela en sifflotant, on agit », a-t-il ajouté. « Si la France n'était pas intervenue avec les Africains, c'était la civile ». La France ne compte pas augmenter son contingent de 1 600 hommes, a-t-il dit.

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Source(s):  Europe1fr / dailymotion / ​Le Monde avec AFP / Relayé par Meta TV )

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