Fort séisme et tsunami au Chili

L’Amérique du sud et le Pacifique sont en alerte. Un fort séisme de magnitude 8,2, survenu mardi soir dans le nord du , a fait cinq morts et entraîné des alertes au tsunami dans cinq pays: , qui a décidé de la lever en milieu de journée, Pérou, Honduras, Equateur et Indonésie.

Les victimes sont, pour l’instant, quatre hommes et une femme à Iquique, Alto et Hospicio au . Elles sont mortes en raison de «crises cardiaques, ou écrasées sous les décombres», selon le ministre de l’Intérieur. Le présidente chilienne, Michelle Bachelet, a déclaré le nord du pays, dans les régions d’Arica et de Tarapacan, en état de catastrophe naturelle.

VIDEO. Bachelet déclare le nord du Chili en état de catastrophe naturelle

Une alerte au tsunami avait provoqué l’évacuation des côtes du nord du pays. Les gouvernements équatorien, hondurien, péruvien et indonésien ont, eux aussi, émis une alerte. Des vagues du tsunami ont atteint Pisagua, dans le Nord du Chili. A Iquique, le sous-secrétaire à l’Intérieur, Mahmud Aleuy, a indiqué que la mer s’est retirée de 2,5 m. Selon le Centre d’alerte des tsunamis pour le Pacifique, basé à Hawaï, le séisme a engendré des vagues de 2,11 m.

En Equateur, le président Rafael Correa a posté sur son compte Twitter le message suivant : «Nous devons être attentifs à nos côtes et nous préparer». Il a par la suite donné des détails sur l’état de l’alerte en vigueur, tout en rappelant «d’être vigilant sur les côtes».​

Iquique particulièrement touchée

Au Pérou, la zone côtière sud a été également mise en état d’alerte, tandis qu’à Lima, la capitale, les routes le long de la côte ont été fermées. «C’est une alerte pour que toutes les mesures de précaution soient prises par la population», a indiqué le commandant de la Marine de Guerre. «Une alerte signifie qu’il faut être attentifs, mais elle ne confirme pas l’arrivée d’un tsunami», a-t-il précisé, ajoutant travailler en coordination avec la Défense Civile pour évaluer le danger.

L’Indonésie, enfin, a averti qu’un mini-tsunami pourrait atteindre ses côtes, évoquant des vagues d’une cinquantaine de centimètres. 19 provinces sont en alerte en prévision de l’arrivée de premières vagues, à minuit heure française. Le porte-parole de l’agence de  des catastrophes naturelles demande aux «gouvernements de province et de district dans ces régions (de) prendre leurs précautions en demandant à la population de s’éloigner des plages». En 2004, un séisme majeur suivi d’un vaste tsunami avait causé la mort de 170 000 personnes dans le pays et des dizaines de milliers d’autres autour de l’océan Indien.

Le séisme s’est, lui, produit à 20h46 locales (1h46 en France), à environ 89 km au sud-ouest de Cuya, à une profondeur de 46,4 km, selon le Centre sismologique national de l’Université du Chili, qui avait fait état, dans un premier temps, d’une magnitude de 7,8. Il a été particulièrement ressenti dans les régions d’Arica, Iquique et Antofagasta, à 1 800 km au nord de Santiago.


Iquique (Chili), nuit de mardi à mercredi. Un restaurant est en feu après le séisme. (AFP/Aldo Solimano.)

Deux autres séismes ces deux dernières semaines

Malgré des embouteillages initiaux provoqués par la hâte des automobilistes cherchant à fuir les zones côtières pour les hauteurs, le processus d’évacuation s’est déroulé sans problèmes. Le séisme a également été ressenti dans les régions de Tacna, à la frontière du Chili, ainsi qu’à Arequipa et Moquegua, au sud du Pérou, selon l’Institut de Géophysique du Pérou. Il a aussi touché la Bolivie, pays enclavé, et particulièrement les villes de La Paz, la capitale, Oruro (ouest) et Cochabamba. Dans la capitale bolivienne, les habitants d’appartements situés dans des étages élevés, ont quitté précipitamment leur domicile en raison des secousses

Le Chili est situé sur ce que les géologues appellent la ceinture de feu du Pacifique, où l’activité sismique est particulièrement intense. Deux séismes de magnitude 7 ont notamment secoué la côte septentrionale du pays il y a deux semaines. Le Chili avait été la proie d’un important séisme de magnitude 8,8 en février 2010, suivi d’un tsunami qui avait coûté la vie à plus de 500 personnes et détruit de nombreux bâtiments.


Iquique (Chili), nuit de mardi à mercredi. Un casino est inondé après le tremblement de terre. (AFP/Aldo Solimano.)

Par ailleurs, 300 détenues se sont enfuies de la prison d’Iquique, où l’armée a été déployée pour aider la police à les rattraper. Le séisme a aussi endommagé la tour de contrôle de l’aéroport d’Iquique, et tous les vols dans les trois grandes villes du nord (Antofagasta, Iquique et Arica) ont été annulés. Les communications téléphoniques et les services d’eau potables n’ont pas été affectés, mais des coupures d’électricité frappent plusieurs régions.
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Sources: Le Parisien / AFP

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