La Pologne pourrait ainsi envoyer environ 140 hommes, aux côtés d'un nombre équivalent de Français.
Un nombre plus importants que prévu de pays européens pourraient participer à l'opération militaire de l'Union européenne en Centrafrique, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques. Outre la France, "nation cadre" de l'opération, cinq pays de l'UE ont proposé une contribution "substantielle" à Eufor-RCA afin qu'elle puisse commencer à se déployer à Bangui à partir de mars, a précisé un diplomate au lendemain d'une première réunion de "génération de force" à Bruxelles.
La Pologne pourrait ainsi envoyer environ 140 hommes, aux côtés d'un nombre équivalent de Français.
La Géorgie, pays non-membre de l'UE mais désireux de s'en rapprocher, a également proposé plus de 100 soldats, a-t-on précisé de même source.
Une autre compagnie pourrait être formé de militaires déployés par l'Estonie, la Lettonie, le Portugal et la Roumanie, qui enverraient chacun entre 30 et 50 hommes. L'Espagne envisage également d'être présente.
Plus modestement, les Pays-Bas ont décidé d'affecter quatre militaires à l'Eufor. Il s'agit de deux officiers qui seront dépêchés à l'état-major opérationnel de l'Eufor RCA, installé à à Larissa, en Grèce, et de deux autres officiers qui rejoindront l'état-major de force à Bangui, selon la ministre de la Défense, Jeanine Hennis-Plasschaert.
La Belgique n'a jusqu'ici annoncé aucune participation, en invoquant des difficultés budgétaires.
"Nous restons ouverts (à pareille participation), mais dans un cadre européen et à condition qu'il y ait une répartition des frais (entre les pays européens)", avait affirmé jeudi dernier à Paris le Premier ministre Elio Di Rupo.
Au total, l'opération "pourrait comporter au total près de 900 militaires", soit davantage que les 500 prévus jusqu'à présent, selon le décompte du site Bruxelles 2 spécialisé dans la défense européenne.
"Ces engagements restent à être confirmés par les pays au niveau politique avant d'être annoncés officiellement", a précisé un diplomate.
Jusqu'à présent, ni l'Allemagne ni le Royaume-Uni ni l'Italie ont fait part de leur intention d'envoyer des troupes.
Une seconde réunion de "génération de force" se tiendra le 27 février à Bruxelles pour réexaminer les contributions à la lumière des besoins de l'opération.
D'ici là, certains autres pays, européens ou non, pourraient annoncer un soutien logistique, matériel ou financier à Eufor-RCA, une mission prévue pour durer neuf mois. Des équipements de surveillance aérienne (drones) ou d'évacuation médicale sont ainsi recherchés.
La Force européenne de Gendarmerie, une structure créée par six pays indépendamment de l'UE, devrait être également déployée. L'Urogendfor (FGE) est composée de gendarmes français, italiens, néerlandais, portugais, espagnols et roumains et a déjà été utilisée dans des situations de crise en Bosnie et à Haïti.
Eufor-RCA se concentrera sur Bangui avec la mission de sécuriser la zone de l'aéroport Mpoko qui abrite un immense camp où vivent plus de 70.000 personnes. "Nous aurons une présence extrêmement visible et permanente afin d'obtenir très vite des résultats tangibles", a assuré jeudi le commandant de l'opération, le général français Philippe Pontiès.
__________________________________________________________
Source(s) : lalibre.be, le vendredi 14 février 2014 à 15h23