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Bertrand Heilbronn président de l’association pro-palestinienne AFPS arrêté à sa sortie d’un entretien au Quai d’Orsay

En sortant d’une rencontre au ministère des Affaires étrangères, le président de l’Association France solidarité (AFPS), , a été arrêté mercredi soir au motif de «  interdite ». L’abus de pouvoir du préfet de Police de Paris, est dénoncé par de nombreuses personnalités et associations.  a finalement été libéré dans la nuit de mercredi à jeudi alors que son avocat s’était rendu sur place.

Le président de l’Association France solidarité (AFPS), , encadré par des policiers en tenue robocop, amené dans un fourgon, direction le commissariat du 7e arrondissement où il a été menotté. Dans la soirée de mercredi, Antoine Comte, avocat, s’y est rendu et a constaté que Bertrand Heilbronn était placé en garde-à-vue.

❌ A la sortie d’un rendez-vous au Ministère des affaires étrangères, Bertrand Heilbronn, président de ⁦@AFPSOfficiel⁩ a été arrêté par la police pour avoir organisé le rassemblement pacifiste qui accompagnait la délégation reçue (avec 3 parlementaires dont je fais partie) pic.twitter.com/PmUb2cIjWr

— Elsa Faucillon (@ElsaFaucillon) May 12, 2021

Cela se passe en France, à Paris. Qui plus est, alors que ce responsable associatif venait de sortir d’une entrevue avec un représentant de , le ministre des Affaires étrangères. La scène s’est déroulée sous les yeux ébahis des membres de la délégation qui se trouvaient avec lui : les députées Elsa Faucillon (PCF) et Sabine Rubin (FI), la sénatrice Raymonde Poncet-Monge (), Jean-Guy Greisalmer, de l’Union juive française pour la paix (UJFP), Pierre Coutaz pour la CGT.

Dénoncer la répression contre les jeunes Palestiniens à 

Bertrand Heilbronn, en lien avec plusieurs dizaines d’associations, des syndicats et des partis politiques de gauche, avait pris l’initiative d’appeler à un rassemblement devant le ministère français des Affaires étrangères, ce 12 mai, pour dénoncer la répression contre les jeunes Palestiniens à Jérusalem et, surtout, demander à la France d’agir politiquement. Rendez-vous avait été demandé et accepté, avec le cabinet de .

Entretemps, le sang du préfet de Police de Paris, , n’a fait qu’un tour. Le ministère des Affaires étrangères peut bien recevoir une délégation, mais pas question d’un quelconque rassemblement. Son motif ? Il considère « qu’il existe un risque sérieux que les affrontements violents qui se sont produits ces dernières heures entre Palestiniens et forces de l’ordre israéliennes ne se transportent sur le territoire national et que, dans ce contexte de fortes tensions, cette soit l’occasion de troubles graves à l’ordre public entre partisans de l’une ou l’autre des parties au conflit ».

affirme qu’il n’était pas au courant

C’est sans doute pourquoi la délégation dès sa sortie du métro, aux Invalides, a été accompagnée par plusieurs policiers en civil. Dans le même temps, et alors que des responsables des organisations étaient restés présents pour demander aux éventuels participants de repartir, des policiers, en tenue d’affrontement, les verbalisaient.

Le préfet Lallement n’en est pas à son coup d’essai dans la répression. Cette fois son attitude confine au danger démocratique. Selon nos informations, le ministre de l’Intérieur, Gerald Darmanin, interpellé par le plus haut niveau de la CGT, se serait borné à dire qu’il n’était pas au courant.

Source : Humanité

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