Prométhée le vol du feu – Mythologie Grecque

  27 Juin 2016
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Prométhée le vol du feu – Mythologie Grecque

Prométhée jugea qu'il était indispensable que les hommes aient à leur disposition le feu pour utiliser au mieux les arts et les techniques. Rapidement Zeus, s'irrita de voir les divers talents des hommes mais aussi de voir leurs pouvoirs s'accroître sans cesse d'autant plus que Prométhée leur avait fait profiter de tous les enseignements qu'Athéna lui avait auparavant prodigués.

Sources :

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  27 Juin 2016 18h09

Extrait de « Le recours de la science au mythe » de Patrick Trousson:

« Cette mentalité aventureuse et conquérante en est arrivée aujourd’hui à créer ce « monde occidental » qui dépasse de loin les frontières européennes. Ce « cœur aventureux » préfigure la figure du travailleur, chère à Ernst Jünger. L’entomologiste et philosophe allemand y plante le portrait d’un nouveau type humain, portant l’uniforme de la technique dans un univers de travail. Cette figure déclencha la réflexion de Martin Heidegger sur la question de la technique et présente pour lui la figure la plus négative du nihilisme, celle où l’homme ne s’occupe plus de rien, c’est-à-dire plus de l’être, mais de l’étant. En d’autres termes la préoccupation de l’humain pour le matériel, son obsédante propension à vouloir maîtriser la nature dont il s’exclut, l’éloigne de son intimité avec les dieux, avec l’être. Son approche analytique objective du cosmos le jette dans le chaos de la multitude parcellaire ne présentant aucun lien, aucun sens. Ce monde uniformisé a remplacé la quête, la recherche par l’obligation de réussir, l’aventure par la sécurité, la remise en question, sereine et portant sur le fond, par une mode de la nouveauté et du changement, agitée, frénétique et superficielle. Prométhée peut être perçu comme la première représentation de cette figure du « travailleur ».
La science et ses techniques –ce feu mise en forme– nous ont apportés la quantité par ses réalisations mais par-là même nous ont enchaînés (englués serait plus juste) à ce roc, à cette masse terrestre sombre, uniforme, entièrement découverte, analysée, sans plus aucune différenciation qui faisait sa richesse. L’aigle de l’homogénéité nous dévore, nous ronge l’âme, empêchant celle-ci de se forger une connaissance de qualité, d’approfondir notre connaissance de soi, de nous élever vers les dieux.
L’émergence de sciences holistes, à la méthode d’approche plus globale, ne s’arrêtant pas à la seule rationalité des faits mais tenant compte de l’humain, de ses interactions avec la nature, des interrelations entre les choses et non d’une simple mise sous microscope de l’objet, annonce peut-être l’arrivée d’Héraclès! »

  Sun Tzu
  27 Juin 2016 19h40

La technê grecque ne comprenait pas que la technique proprement dite mais aussi les activités de l’esprit, ce qu’on appelerait aujourd’hui les «arts», car cette distinction chez les anciens Grecs n’existait pas. Et le feu divin, représentait bien évidemment le savoir des Dieux, feu = chaleur et lumière donc connaissance, c’est quasiment un symbole international. Cette légende est réminiscente de la pomme de la connaissance dans le christianisme. Comme il est également créateur des Hommes, il est comparable au Dieu sumérien Enki, qui avait également à coeur d’assister ses «enfants» contre la tyrannie des rois du Ciel (Zeus dans le cas de Jupiter, Anu dans le cas d’Enki)