Assad : « Mon but n’est pas de rester président, ni avant, ni pendant, ni après la crise »

  03 Décembre 2014
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Assad : « Mon but n’est pas de rester président, ni avant, ni pendant, ni après la crise »

Le 28 novembre dernier, le président syrien Bachar el-Assad a accordé un entretien à Paris Match, qui en livre quelques extraits.















 

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Estimez-vous que les frappes de la coalition vous aident ? 

Bachar El-Assad: On ne peut pas mettre fin au terrorisme par des frappes aériennes. Des forces terrestres qui connaissent la géographie et agissent en même temps sont indispensables. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas eu de résultats réels après deux mois des campagnes menées par la coalition. Ce n’est donc pas vrai que les frappes de la coalition nous aident. Elles nous auraient certainement aidés si elles étaient sérieuses et efficaces. C’est nous qui menons les combats terrestres contre Daech, et nous n’avons constaté aucun changement, surtout que la Turquie apporte toujours un soutien direct dans ces régions. 





A gauche, le président Bachar el-Assad et l'envoyé spécial de Paris Match à Damas, Régis Le Sommier.© Paris Match



Est-ce que vous avez peur de mourir de la même façon que Saddam Hussein ou que Kadhafi ? 

Bachar El-Assad: Le capitaine ne pense pas à la mort, ni à la vie, il pense à sauver son navire. S’il fait naufrage, tout le monde mourra. Il faut donc mieux tout faire pour sauver son pays. Mais je voudrais souligner une chose importante. Mon but n’est pas de rester président, ni avant, ni pendant, ni après la crise. Mais quoiqu’il arrive, nous autres Syriens, n’accepterons jamais que notre pays devienne un jouet entre les mains de l’Occident. C’est un principe fondamental pour nous. 



François Hollande continue de vous considérer comme un adversaire, est-ce que vous pensez qu’à un moment le contact pourra être renoué ? 

Bachar El-Assad: Ce n’est pas une question de relations personnelles. D’ailleurs je ne le connais même pas. Il s’agit de relations entre États et institutions, et dans l’intérêt des deux peuples. Nous traiterons avec tout responsable ou gouvernement français dans l’intérêt commun. Mais l’administration actuelle oeuvre à l’encontre des intérêts de notre peuple et de ceux du peuple français. Je ne suis ni l’ennemi personnel ni le rival d’Hollande. Je pense que c’est plutôt Daech qui est son rival, puisque leurs cotes de popularité sont très proches. 

 



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Source(s) : Paris Match​Algérie1, le 03.12.2014 / Relayé par MetaTV(meta.tv)


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