« Réactions en chaîne » : les appels au référendum se multiplient en Europe

  24 Juin 2016
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« Réactions en chaîne » : les appels au référendum se multiplient en Europe

A peine annoncés les résultats du référendum britannique, en faveur du « Brexit », les réactions européennes ne se sont pas fait attendre.

Au Pays Bas, le député d’extrême droite néerlandais Geert Wilders a réclamé vendredi un référendum sur une éventuelle sortie des Pays-Bas de l’Union européenne (UE). « Les Néerlandais ont le droit à un référendum aussi. Le Parti pour la liberté demande ainsi un référendum sur un “Nexit”, une sortie néerlandaise de l’UE », a-t-il déclaré dans un communiqué. En Italie, alors que le chef du gouvernement Matteo Renzi n’a toujours pas commenté les résultats du vote, Matteo Salvini, le leader du parti autonomiste et anti-immigrés de la Ligue du Nord a été le plus prompt a réagir ce matin en saluant « le courage » des Britanniques : « Maintenant c’est à notre tour », écrit-il sur Twitter.

En France, Marine Le Pen, chef du Front national a salué une « victoire de la liberté ! » : « Comme je le demande depuis des années, il faut maintenant le même référendum en France et dans les pays de l’UE. » Alors qu’une déclaration du président de la République est attendue à 9 heures du matin, le ministre des affaires étrangères Jean-Marc
Ayrault estime que « l’Europe continue mais elle doit réagir et retrouver la confiance des peuples. C’est l’urgence ».

« Un coup porté au processus d’unification de l’Europe »

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a pris acte « avec regret » du « coup porté à l’Europe et au processus d’unification de l’Europe » par le « Brexit » et annoncé avoir invité lundi à Berlin le président français, François Hollande, le premier ministre italien, Matteo Renzi, et le président du Conseil européen, Donald Tusk, pour des pourparlers post- « Brexit ». « Ce que nous voulons, c’est faire face à une Europe en mouvement. L’Allemagne a une responsabilité particulière, et il faut que l’unification soit une réussite », a-t-elle ajouté, tout en appelant à ne « jamais oublier, et surtout pas aujourd’hui, que l’idée de l’unification était une idée de paix. Après toutes ces violences et des années de guerre, nous avons établi une paix durable ». Le ministre des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a estimé sur son compte Twitter, et en anglais, que le résultat du référendum en Grande-Bretagne marquait « un jour triste pour l’Europe et la Grande-Bretagne ».

« Démontrer la plus-value européenne »

Le premier ministre de Belgique, Charles Michel, a appelé vendredi matin à la tenue d’un « conclave à haut niveau » pour la prise de nouveaux « engagements clairs » et l’ébauche d’un « nouvel avenir » au niveau européen. Le but étant, selon le responsable libéral, de « démontrer la plus-value européenne dans le quotidien des citoyens », tout en reprochant à l’Union de s’être montrée incapable d’afficher une stratégie et des perspectives au cours des dernières années.

Dans une déclaration à la télévision, le président du Parlement européen, le social-démocrate allemand, Martin Schulz, a affirmé de son côté qu’il allait « s’entretenir avec la chancelière Angela Merkel » afin d’« éviter » un effet domino. « La réaction en chaîne que les eurosceptiques célèbrent maintenant un peu partout n’aura absolument pas lieu », a-t-il affirmé. « Je ne suis pas choqué », a-t-il par ailleurs déclaré, ajoutant : « Nous nous étions préparés ». « Nous respectons ce résultat mais la Grande-Bretagne a décidé de partir », a-t-il regretté.

Aux Etats-Unis, le président Obama se tient au courant de la situation et prévoyait de contacter le premier ministre David Cameron dans la journée.

Sources :

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  24 Juin 2016 21h48

bonsoir je suis heureux que la voix du peuple anglais soit entendue, belle leçon de démocratie quoi que ce mot serait mieux au fond d’un chiot quand t’on ce rappel les dégâts causé pour cette formidable imposture il suffit de regarder le moyen orient et l ‘afrique ,ce ne sont que des guerre d’oléoduc et de gazoduc, les consciences commencent a apercevoir la vérité, les peuples ne sont pas une variable d’ajustement pour leurs calculs, leurs chiffres économiques, que va t’on laissé a nos enfants? des miettes pour eux et la mie du pain pour une poignet d’humain qui ne le sont plus, mettons ca dehors a grand coup de latte dans l’oignons et réinventons l’ humain un être et non l’humain un avoir et encore avoir.