La planche à billets ne génère pas d’inflation… signe de catastrophe imminente

  30 Juin 2016
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La planche à billets ne génère pas d’inflation… signe de catastrophe imminente

C’est l’énigme du siècle : les quelque douze billions (mille milliards) de dollars (six fois le PIB de la France) imprimés par les banques centrales depuis la crise de 2008 n’ont pas produit une once d’inflation. C’est une énigme, parce que c’est contraire à une théorie admise depuis deux siècles et parce que personne ne s’accorde sur les explications. Le fait que, sur une relation aussi fondamentale que celle qui relie les prix et la monnaie, les experts soient en plein brouillard est extrêmement angoissant. Le citoyen lambda est aujourd’hui comme le passager d’un avion aux commandes duquel le pilote ne sait plus piloter.

Pourtant, l’explication de ce phénomène est extrêmement simple. Les banques centrales n’impriment pas de la monnaie pour la distribuer directement aux consommateurs mais pour racheter aux banques leurs créances sur l’État. Celles-ci, une fois libérées de ces actifs encombrants, peuvent théoriquement combler le vide ainsi créé par de nouveaux prêts à l’économie réelle. Sauf que les entreprises n’investissent pas et le consommateur ne consomme pas. Pourquoi ? Parce que ni les uns ni les autres n’ont la moindre confiance dans la pérennité de leurs revenus, à commencer par les revenus de l’épargne, qui sont en chute libre du fait, précisément, de cette politique accommodante des banques centrales. En gros, les banques centrales se sont focalisées sur le volet crédit et ont complément oublié le volet épargne. Pour des prétendus experts, chapeau !

Alors, où va l’argent ? Au lendemain de la crise, ces nouvelles liquidités, faute d’irriguer l’économie réelle, se sont dirigées vers le marché financier car la chute des Bourses avait ouvert des opportunités. Aujourd’hui, c’est fini. Ce qui commence à prendre corps depuis deux ans est ce que les économistes redoutent le plus, en quelque sorte l’apocalypse en économie : l’argent disparaît.

L’explication a été théorisée il y a un siècle environ. En voici les tenants et les aboutissants en langage courant.

L’économie est en panne parce que, nous venons de le voir, les agents n’ont plus confiance dans l’avenir. Les bénéfices des entreprises chutent et, pour compenser, on licencie ou bien on baisse les salaires. La trésorerie des entreprises fond comme neige au soleil, de même que l’épargne des ménages avec, pour conséquence, la baisse des dépôts bancaires. Or, qui dit baisse des dépôts dit baisse des crédits et même davantage puisque, traditionnellement, les banques prêtent plus que le montant de leurs dépôts (130 % en moyenne en France). La machine infernale est alors enclenchée. Avec le temps, les anciens crédits ne sont même plus remboursés et c’est la solvabilité des banques qui est remise en question avec, au bout, le spectre d’une ruée des particuliers vers les distributeurs de billets.

Bien évidemment, je ne suis pas le premier à tirer la sonnette d’alarme. Déjà, de très nombreux professionnels demandent aux banques centrales de relever les taux d’intérêt quel que soit l’état de la croissance. Or, celles-ci font la sourde oreille. On identifie deux explications possibles et complémentaires : parce qu’elles ne veulent pas se dédire, parce qu’elles ne croient pas les gouvernements capables de reformes structurelles. Décidément, plus personne ne fait confiance à personne.

Sources :

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  Frog11
  01 Juil 2016 00h39

Dire qu’il n’y a pas d’inflation me paraît douteux. Les statistiques sont traffiquées et changent de méthodologie de manière à faire croire que tout va bien. De plus même sans les trafics, les chiffres de l’inflation n’ont pas vraiment de sens:
– ils prennent en compte des moyennes qui sont biaisées par le fait que les 1% les plus riches ont un effêt énorme au vue de leur pouvoir d’achat surdimensionnés.
– Même si les prix stagnent, on a une baisse du pouvoir d’achat par le biais des impôts qui augmentent Régulièrement.
– de plus le fait qu’on cotise plus n’a pas fait qu’on à de meilleures prestations de l’état. L’éducation et la santé par exemple sont de pire en pire, une famille doit se taper des assurances complémentaires… Ou d’autre coùts pour compenser ce que l’état ne fourni plus (ou moins).
– le fait qu’un père de famille pouvait faire vivre sa famille sans problème avant n’est plus le cas maintenant. Les deux parents doivent travailler pour avoir à peu près le même mode de vie qu’avant.
– Les prix de la bouffe ont augmenté sérieusement et la proportion sur les dépenses de la bouffe est énorme sur les plus démunis. Pour eux il y a vraiment de l’inflation.

Maintenant pourquoi est ce que la création monétaire actuelle ne crée pas d’inflation? L’explication si dessus doit être mise en perspective par rapport à la création monétaire et au système actuel de Ponzi. Il faut bien comprendre que même si la création monétaire augmente, cela ne veut pas dire que la masse monétaire augmente. C’est elle qui en fonction de sa vélocité génère de l’inflation.
Hors:

La création monétaire est compensée par la destruction monétaire ( chaque fois que vous empruntez vous créez et chaque fois que vous remboursez vous détruisez). Il faut donc emprunter toujours plus pour faire augmenter la masse monétaire. Le problème c’est qu’a un moment donné les ménage et les entreprises évitent d’emprunter plus que leur font propre.
– la vélocité de la masse monétaire baisse car une plus grosse proportion est englouti par les banques et les 1% qui utilisent cet argent pour, entre autre racheter leur propres actions. Cet argent ne génaire aucun emplois et crée des bulles spéculatives et de l’argent mal investi. Donc si il n’y a pas d’emploi la consommation baisse et donc pas de pression sur les prix.

En conclusion les gens ont compris qu’il faut pas emprunter et que l’économie est en trein de couler lentement mais sûrement.

Il faut aussi comprendre que l’inflation n’est pas une bonne chose pour les gens qui ont de l’argent, et plus tu en as et plus tu as de pouvoir. Et plus tu as de pouvoir et plus tu t’assures que tu n’as pas d’inflation. Il ne faut pas oublier que le seul moyen de faire payer des impôts au riches est l’inflation. C’est le moyen de collecte le plus éfficace et le moins bureaucratique.

      01 Juil 2016 18h52

    Je pense que l’inflation peut être calculée à partir de la quantité d’argent créé, mais cette inflation ne devient concrète seulement lorsque l’argent se met à circuler, car dans la réalité, c’est seulement la loi de l’offre et de la demande qui pousse les prix vers le haut ou le bas.

    Tant que l’argent ne circule pas, les prix n’ont pas de raison de monter.
    Seulement l’argent s’accumule bien quelque part ! Et le jour ou cet argent sera dépensé dans l’économie réelle, on pourrait avoir une inflation de type république de weimar. !

    Mais en réalité cet argent ne sert pas à être dépensé dans le monde réel,
    elle s’offre à taux généreux aux copains, afin d’être réinvesti dans les marchés financiers et par ce moyen, à assurer le contrôle de l’économie mondiale par quelques groupes financiers. Ces groupes appartenant à quelques individus : les actionnaires de l’organisme qui crée cette monnaie.

    Alors pourquoi tous les pays continuent-ils d’accepter cette monnaie frauduleuse ?
    -la corruption politique.
    -la menace militaire de la plus grande puissance du monde.
    -le contrôle des énergies pétrolières de cette puissance
    -le black out médiatique
    -l’instabilité politique et sociale qui résulterait d’un changement
    -l’absence d’un système alternatif

    Voila ce qui selon moi, maintient la valeur de cette monnaie frauduleuse.

  Horace
  02 Juil 2016 09h02

Cela fait des années que les fonds de crédits n’accordent plus de capitaux conséquents aux entreprises et à l’économie réelle, et pour cause les grandes banques sont saturées de produits financiers toxiques créent aux début des années 2000, qui ne valent aujourd’hui plus un Kopec, à l’instar de la deutsche bank qui en est saturée..

Ce n’est pas donc une crise de liquidités pour les Banques mais bien une crise de solvabilité.
Mais concernant l’inflation, elle est bien présente, ne serait ce que sur les matières premières soumises à la spéculation par les cours mondiaux et les différentes politiques mondialistes menées depuis des décennies et devenues néfastes pour toute l’économie mondiale , ou par exemple le boeuf Argentin est moins cher que le boeuf Hexagonal sur le marché Français.
Mais ce qui est plus grave encore, c’est que cette inflation des produits de premières nécessitées, touche en premier lieu les populations les plus pauvres du globe.
Si la crise alimentaire des années 2010 qui a notamment favorisée la révolte des printemps Arabes, aux conséquences dramatiques que l’on connaît, devait se reproduire à l’échelle globale plus intense sur la durée et sur les conséquences, la crise migratoire que nous connaissons actuellement ne serait qu’une répétition en plus destructrice pour nos sociétés dite « d’abondance » et de paix civile ….