Conférence de M. Olivier Roney Marseille concernant son livre « G. Flaubert et le GODF »

 
  06 Juillet 2016
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Conférence de M. Olivier Roney Marseille concernant son livre « G. Flaubert et le GODF »

L’humanisme revendiqué par les élites contemporaines du « Grand Orient de France » néglige des faits historiques qui, pourtant, pourraient nous éclairer sur notre histoire. Le responsable du musée de la franc-maçonnerie, rue Cadet, M. Molliet, cherchant désespérément des preuves de l’appartenance de Gustave Flaubert à l’édifice maçonnique en est la preuve.

Gustave Flaubert était-il franc-maçon ? La hiérophanie serait-elle l’apanage d’un rite créé par Garibaldi ? Autant de questions puériles qu’un chercheur honnête ne se poserait pas.

Cette situation fantasmée par des érudits de seconde zone est affligeante. Aidons un peu ces messieurs en faisant un peu d’histoire.

Les deux principaux initiateurs de Gustave Flaubert furent le docteur Jules Cloquet et Eustache-Hyacinthe Langlois du Pont de l’Arche. Achille Cléophas Flaubert, son père, fit ses études de médecine à Paris qu’il terminera en 1805 ; avec Jules Cloquet, ils étaient aussi très amis avec Langlois. Ils étaient tous les trois francs-maçons et pratiquaient un rite peu courant et de tradition orale que je décris dans mon tome 4 « Gustave Flaubert et la religion des Égyptiens ». En 1821, date de la naissance de Gustave Flaubert, la Franc-Maçonnerie, avec Élie Decazes était légitimiste progressiste. Louis XVIII l’était lui-même, il sera initié avec Louis XVI et Charles X à l’Orient de Versailles dans une loge qui existe encore « Les frères unis inséparables ». Malgré sa démission en 1820, à cause de l’assassinat du Duc de Berry, Decase, homme de police, détesté des ultraroyalistes, ancien collaborateur de Fouché en 1815, gardera le réseau sous son influence. Le rite pratiqué par Flaubert était le même que celui pratiqué par Decase et Louis XVIII. C’était aussi celui de Talleyrand, Vénérable de la loge des « Francs Chevaliers » à l’Orient de Paris. La Franc-maçonnerie française, autorisée par Louis XV, à cette époque, restera, malgré la révolution, proche de la famille des Bourbons. Les manigances de Philippe Égalité échoueront malgré l’assassinat de Louis XVI et ouvriront les portes de la terreur blanche. La Révolution française sera un échec, malgré tout ce que l’on nous raconte. [...]

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